« En Marche est une auberge espagnole, il y a à la fois Madelin et Robert Hue » Jean-Christophe Cambadélis

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste

Invité de Guillaume Durand

« En Marche est une auberge espagnole, il y a à la fois Madelin et Robert Hue »

Extraits :

A propos de la réaction de Hamon vis-à-vis de Valls

« Sous ce quinquennat, il y a eu beaucoup de manque de respect de la parole donnée, du vote des congrès et de la solidarité. Je ne prendrai donc pas position pour l’un ou pour l’autre. Je rappelle au passage que Benoît Hamon a ourdi une mention de censure contre son propre gouvernement à l’époque.»
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« J’estime qu’il est nécessaire de se rassembler derrière le candidat socialiste. Ce n’est pas parce que Valls a décidé de ne pas le parrainer que l’ensemble des socialistes est divisé. Nous avons voté à l’unanimité de la convention du Parti socialiste le soutien à Benoît Hamon.»

A propos du refus de Jean-Luc Mélenchon de se rallier à Benoît Hamon

« Le refus de Mélenchon est l’élément majeur. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que dit Hamon tandis que Mélenchon l’est et il n’a pas voulu faire l’alliance. C’est une rupture par rapport à l’union de la gauche. Mélenchon se prend pour François Mitterrand. Il estime être l’homme de la situation politique.»
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« Nous constatons que pour la première fois depuis 1971, le PC et Jean-Luc Mélenchon ont rompu l’union de la gauche. Et dans le même temps, les affaires à droite ont conduit le centre à s’autonomiser. Il y a donc une nouvelle donne politique, nous avons au centre de la vie politique française, l’émergence d’un nouveau centre. »

A propos du parti En Marche !

« Ce parti est une auberge espagnole, il y a à la fois Madelin et Robert Hue. »
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« Le parti démocrate représente, dans le bipartisme, l’autre camp. Là, nous sommes dans un multipartisme dans lequel nous avons au centre des gens divers qui utilisent l’opportunité du vote utile contre le FN. Donc si Macron était au 2nd tour des élections présidentielles, il serait un président par défaut. »
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« Si Marine Le Pen est au second tour, il faut faire barrage, que l’adversaire soit Macron ou même Fillon. Mais le barrage n’est pas un programme. Cela veut dire que nous sommes dans une crise, voire une décomposition de la Ve République. »
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« Aujourd’hui, avec Emmanuel Macron, on constate que les ralliés sont à gauche et les électeurs à droite. Ce n’est pas solide pour affronter les problèmes à venir. »
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« Ce n’est pas parce qu’il a un entretien avec Madame Merkel, que cette dernière l’a adoubé. »

A propos du programme de Benoît Hamon

« Aucune idée n’est sortie pour le moment dans cette présidentielle. Nous n’avons pas encore parlé des programmes. »
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« Je ne suis pas pour un revenu universel, mais un revenu d’existence. Mais ça va dans le même sens. »
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« Nous sommes dans une situation où nous voulons le résultat avant l’élection. »
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« Je ne vois pas pourquoi Benoît Hamon ne serait pas capable de faire face à Trump et Poutine. Ce n’est pas parce que les autres sont omnipotents que nous devons l’être. Le problème est qu’aujourd’hui le Président de la République a beaucoup de pouvoir mais il est élu par défaut.»

A propos du vote néerlandais ayant stoppé la montée du populisme

« Il ne faut pas croire les sondages, Wilder était en tête. »
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« On voit que les sondages conduisant à l’élection de l’extrême droite conduisent aussi au vote utile. »
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« Malgré les sondages, Benoît Hamon a encore une chance de remonter. C’est la « remontada » espagnole. »