La revue de presse… Y a-t-il une vie après la politique ?
Oui, la politique, mais dans un autre pays… L’exil… Comme celui de Manuel Valls… qui n’a pas trouvé le point de chute qu’il espérait après l’élection d’Emmanuel Macron…
Un siège de député certes, mais obtenu de justesse… Le futur vainqueur de la présidentielle l’avait prévenu : « Je n’ai pas fondé une maison d’hôtes »… citation rappelée par L’Opinion et Libération qui s’intéressent au rebond après Macron de Manuel Valls…
Tout de suite, il faut saluer la manchette de Libération : Valls à Barcelone, Tapas… ou ça casse !
Tapas ? La mairie de Barcelone est loin d’être gagnée par le Français… L’échiquier local est compliqué (la pétaudière catalane) mais, facteur rassurant pour le candidat selon un professeur de science politique, les Espagnols ne se soucient guère de voir débarquer un homme politique un peu à la dérive dans son pays, qui tente de redorer son blason dans sa ville natale…
Manuel Valls avait-il un autre choix ?
Sa carrière est bouchée tant qu’Emmanuel Macron est à l’Elysée, souligne L’Opinion. Et puis, le jour où Macron sortira de la vie politique, ce ne sera pas au profit de Valls, observe un proche de ce dernier.
Alors, refaire sa vie… « Les partis français sont morts, tu ne vas pas croupir dans un Ephad politique », lui a dit Malek Boutih, lui-même ancien élu de l’Essone, avant de lui rappeler que Barcelone, « c’est quand même un aller sans retour… » (citation dans Libération).
La vie d’après, pour François Hollande, c’est la tournée des libraires…
Il y a une forme de thérapie dans ces séances de signatures qui se poursuivent… Mais en la matière, en France, on est dans l’artisanat…
Voyez plutôt comment ça se passe aux Etats-Unis… L’ex first lady Michelle Obama se lance dans une tournée de promotion de ses Mémoires à paraître mi-novembre, « Becoming ».
Là, ce n’est pas un tréteau qui dresse au fond du magasin…
Le plus grand organisateur de concerts au monde, Live Nation, va se charger de la logistique pour une tournée digne des plus grandes rock stars, racontent Les Echos. Dix dates au programme de Michelle Obama pour la promotion de son livre : Chicago (où le siège des Chicago Bulls abrite 23.500 places), Boston, Chicago, Dallas, Detroit…
Les tickets pour la tournée de Michelle Obama (elle bavardera sur scène avec des intervenants) s’arrachent à prix d’or…
Car il faut acheter son ticket ?
30 dollars pour les places les moins chères, jusqu’à 3.000 pour un package de luxe, permettant de saluer l’ex First Lady en coulisses et de faire un selfie avec elle…
L’obsession des selfies… Médiapart a dévoilé un selfie d’Alexandre Benalla brandissant une arme durant la campagne présidentielle…
A cette date, le désormais ex-collaborateur de l’Elysée n’était pas autorisé à détenir une arme en dehors du QG de campagne…
« L’emballement sur le selfie est en soi un sujet d’anthropologie. Il est d’ailleurs intéressant de voir ce que cet abandon dans l’hyper réalité donner à long terme. A titre personnel, la sphère privée me semble le dernier luxe qu’il faille préserver ». Qui parle ? Hedi Slimane…
Le couturier star qui parle très rarement…
Sur une double page du Figaro ce matin, à 3 jours de son premier défilé pour la maison Céline.
Hedi Slimane, dont les interviews se comptent sur les doigts de la main depuis ses débuts il y a 20 ans, est une personnalité hors norme qui fascine et intrigue, souligne la spécialiste de la mode Laurence Benaïm…
Il quitte Los Angeles pour Paris donc, Paris qui l’inspire, et où il aime marcher pendant des heures, traverser la Seine, parcourir toute la rive gauche : « Paris est la seule capitale au monde où le mot flâner a encore un sens. J’aime infiniment Paris de nuit, avec ses lumières, l’étincelante jeunesse parisienne et l’énergie de la rue… »
Flâner à Paris, hélas, ce n’est plus toujours paisible…
Un kiosque à journaux ferme.
Ca arrive de plus en plus, mais le kiosquier de Barbès, dans le 18ème arrondissement de Paris, a décidé de jeter l’éponge…
Marchand de journaux de père en fils, Samir Lebcher a baissé le rideau, comme le raconte Le Parisien…
Il est étranglé financièrement mais aussi par les difficultés du quartier et l’insécurité…
Il raconte qu’à Barbès on se permet des choses incroyables : « C’est usant de passer ses journées au milieu des pickpockets, d’assister aux vols, aux arrachages de colliers. Même si je suis respecté, c’est impossible de continuer à travailler dans ces conditions… »
La vie d’un kiosquier à Paris est-elle si éloignée de celle des médecins, ambulanciers et infirmiers du Samu de Toulon qui pourront, selon les interventions, être équipés… de gilets pare-balles, comme l’a révélé Var Matin ?
Il y a aussi (au registre du commerce) les bouchers qui doivent faire appel à des vigiles devant leurs vitrines. Mais c’est une autre histoire.
Michel Grossiord