La revue de presse… Emmanuel Macron va-t-il faire le grand écart aujourd’hui ?
D’un côté, montrer qu’il est attentif aux revendications des gilets jaunes, notamment sur la fiscalité des plus riches (alors que l’ONG Oxfam dénonce -c’est la Une de Libération-, que 26 milliardaires possèdent autant que la moitié de l’humanité)
De l’autre, sourire aux patrons des multinationales conviés à Versailles pour vanter l’attractivité française, des patrons soucieux avant tout de stabilité en matière de fiscalité…
Quel chemin va emprunter Emmanuel Macron ?
Il faut se souvenir de sa petite phrase lors de ses vœux sur « le capitalisme ultralibéral et financier qui va vers sa fin ». Ce soir, il va répéter devant 120 grands patrons étrangers (parmi lesquels le patron de la banque JP Morgan qui a touché 31 millions de dollars l’an dernier) que le capitalisme financier est à bout de souffle, rapportent Les Echos.
En substance, le Chef de l’Etat devrait expliquer que « si on continue dans ce modèle-là, les inégalités et donc les extrémismes vont grimper de plus en plus… »
En clair, résument Les Echos, si l’élite actuelle ne tient pas compte des demandes populaires, elle sera balayée par le chaos qui pointe…
On verra si le gratin mondial du capitalisme est réceptif à ce discours… En attendant la cote de la France ne faiblit pas…
Emmanuel Macron veut le rassurer après le choc des gilets jaunes. Selon une enquête dans Les Echos, la perception de l’Hexagone par ces grands patrons, qui sont avant tout des investisseurs décisifs, reste bonne.
Les images de violence chaque week-end depuis novembre, qui choquent la France et toute la planète, n’ont pas encore fait fuir les investisseurs… Heurts sérieux à Angers, Rennes, Rouen, Caen, Nancy, Lyon et surtout Toulouse, souligne Le Figaro.
10.000 manifestants à Toulouse où la violence est montée d’un cran, plus qu’à Paris. Dégoûtés et éreintés, certains commerçants toulousains mettent une affiche « commerce à vendre ».
Le maire, Jean-Luc Moudenc, dénonce dans La Dépêche du Midi « une casse sociale organisée par des manifestants qui pourtant se réclament du combat social ». La facture s’établit à 3 millions et demi d’euros pour les contribuables toulousains…
Pourquoi Toulouse a la fièvre jaune ? s’interroge La Dépêche du Midi…
Le journal régional note que les revenus des habitants sont supérieurs à la moyenne. Mais les gilets jaunes viennent des départements voisins…
La préfecture a recensé quelque 500 casseurs. Une soixantaine de personnes ont été interpellées et 46 placées en garde à vue. Les banques du centre-ville ont été attaquées à coups de barres de fer…
L’image d’un pays reste toujours fragile, note Le Figaro économie. Il en faut peu parfois pour faire basculer un quinquennat… Lionel Jospin et ses 35 heures avaient donné de la France l’image d’un pays peu porté sur l’effort et le travail, écrit le journal. Et très concrètement, la mesure avait détourné les investisseurs de l’Hexagone : en 2002, année où la mesure était devenue obligatoire pour les entreprises de plus de 20 salariés, le nombre de projets d’investissements étrangers recensé par Bercy avait chuté de 28%…
Autre chiffre (de l’OCDE) mis en avant par Le Figaro Economie pour qui il résume tout le mal français : 3 millions de jeunes totalement oisifs, dont 40% issus de l’immigration…
Un nombre ‘aberrant’ de jeunes Français se trouvent aujourd’hui à l’écart de toute activité productive… Chiffre ‘terrifiant’, écrit même Le Figaro Economie…
3 millions de 15-34 ans ni en enseignement, ni en formation, ni en emploi… Cela représente un taux d’inactivité de plus de 18% pour cette tranche d’âge… La France est l’un des pays les plus désoeuvrés de l’OCDE…
Deux grandes enquêtes sur Carlos Ghosn…
L’époque Ghosn brille de ses derniers feux, comme disent Les Echos… Son successeur à la tête de Renault va être désigné dans les prochains jours… D’ailleurs, lit-on, le montant de son « package » de sortie est en négociation…
Les Echos retracent « les années Ghosn », les 14 ans de règne du patron franco-libano-brésilien… L’état-major du constructeur a connu la stupeur, le déni, la colère, le tremblement, la dépression avant d’accepter le choc de l’arrestation spectaculaire de Carlos Ghosn à Tokyo…
Carlos Ghosn, qui a hissé l’Alliance Renault-Nissan au rang de premier constructeur mondial, voulait finir en beauté, rappelle Le Figaro… Sa sortie est humiliante.
Docteur Carlos et Mister Ghosn : Le Figaro cherche à comprendre qui est Carlos Ghosn ? La question revient, et la réponse n’est pas vraiment apportée…
Gourou ou tyran ?
Cost killer… ou profiteur-dissimulateur ?
L’immense réputation de l’industriel a été balayée en quelques jours par les doutes sur l’homme… qui avait réfléchit à l’art de sortir des plus hautes fonctions et responsabilités…
« Le jour où on pense à partir, il faut bien choisir son moment, et partir au sommet. Pas au moment où on ne contrôle plus les événements, où on donne l’image d’un has been ».
Extrait de son autobiographie dans Le Figaro qui note qu’aujourd’hui Carlos Ghosn ne contrôle plus rien, même plus sa propre vie, circonscrite entre les 4 murs de sa cellule au Japon…
Enfin, à notre tour de dénoncer une fake news !
Non, ce lundi n’est pas le Blue Monday…
Le Parisien, Le Monde, La Provence… affirment que le jour le plus déprimant n’existe pas. Simple invention marketing au profit d’une agence de voyage britannique…
Rien de scientifique, restons joyeux pour riposter à cette arnaque… même si, selon « les » psychiatres, écrit La Provence, « l’après-fête de Noël est un moment particulier. Beaucoup espèrent qu’avec le passage à la nouvelle année, la vie va être meilleure. Mais le constat est terrible. Rien ne change. Et comme il n’y a pas d’effet magique sur le quotidien, ils déchantent et dépriment. Il va leur falloir continuer à vivre la même chose. Insupportable ! »
Courage à ceux-là et aux autres!
Michel Grossiord