La revue de presse… Ce n’est peut-être pas le meilleur album de Johnny, mais vous avez trouvé le meilleur jeu de mots à son sujet…
Il est arrivé, son album post-thune !
Où lit-on ce jeu de mots sur l’album post-thune qui inonde la France à 800.000 exemplaires ? Dans le portrait de Laeticia Hallyday des Echos.
« Laetitia espère en profiter pour se reconstituer une petite cagnotte et payer les 11 millions d’euros que lui réclamerait Bercy »…
Quand un média n’a pas d’interview programmée de la veuve du rocker, alors le ton se fait plus libre… Dans la critique de Mon Pays c’est l’amour, dans l’approche évidemment mercantile : Libération met l’accent sur l’industrie du disque posthume… Suivront Aretha Franklin, Bashung ou Maurane…
Tous les fonds de tiroir sont bons à exploiter pour les ayants droits assoiffés et les fans endeuillés qui sont légitiment émus de retrouver la voix (intacte) de Johnny…
Quelle voix en effet !
Puissante, bouleversante, vivante. Et magique, Le Parisien, écoutant l’album, juge que cette voix unique aura toujours ce petit quelque chose qui tient du miracle.
Puisque vous évoquiez les thunes, des affaires au goût de scandale…
L’Autorité de la concurrence enquête sur un cartel du jambon, révèle Le Monde…
14 entreprises sont soupçonnées de s’être entendues sur les prix.
Y a-t-il un produit qui échappe à ce type d’entente ? Les endives, la farine, les yaourts, les poulets… ont été dans le passé dans le viseur…
Le Monde titrait en gros hier soir sur le casse fiscal du siècle qui a privé l’Europe de 55 milliards d’euros… Un vaste système de fraude sur les dividendes a touché une douzaine de pays, principalement l’Allemagne.
Les autorités françaises ne se disent pas surprises, Bercy sera intraitable si les infractions sont confirmées…
Les journaux poursuivent par ailleurs le récit de l’horreur…
Ames sensibles, soyez prévenues…
Arabie Saoudite, l’onde de choc de l’affaire Khashoggi, à la Une du Figaro.
L’assassinat (présumé) du journaliste saoudien à Istanbul suscite une vague croissante de réactions dans le monde, même si la puissance économique de l’Arabie Saoudite en tempère la virulence, souligne Le Figaro…
On appelle ça la « realpolitik »…
La Realpolitik ou la politique « réaliste » qui consiste à privilégier les intérêts sur les valeurs… D’un côté les contrats mirifiques, les alliances stratégiques, de l’autre les crimes sordides qu’on préfère ne pas voir…
Mais la mort atroce du journaliste Khashoggi semble changer la donne ! « Le fait qu’il ait pu être découpé en morceaux choque jusqu’aux âmes endurcies », écrit Jean-Dominique Merchet dans L’Opinion.
Ames endurcies gagnées par un haut-le-cœur, c’est un film d’épouvante qui nous est proposé sous la forme d’un feuilleton sordide, avec au casting (détaillé dans Le Monde) un colonel président du conseil scientifique saoudien de la médecine légale, dont les recherches portent notamment sur la dissection…
Le colonel, sommité de l’appareil sécuritaire saoudien, écoutait de la musique au casque en découpant le journaliste…
On a parlé de la voix… Celle de Johnny… Parlons du visage…
Le visage, ce qu’il révèle. Dossier du Figaro magazine qui livre les clés de la morpho-psychologie, sans assurer que c’est une science exacte (Mais… « on a beau se méfier, l’idée qu’un visage peut dévoiler une personnalité nous captive »)
Permettez-moi de vous dévisager Renaud.
Dans le petit alphabet du visage, O comme oreille. L’oreille décollée et pointue donne une indication sur le goût de l’indépendance.
N comme nez. Un nez fort dénote un tempérament expansif ou volubile…
Ce sont des idées en vrac Renaud, pas votre portrait morpho-psychologique.
M comme menton. Un menton en galoche est un signe d’ambition.
Cela donne pour Emmanuel Macron : entreprenant, dynamique, séducteur (enfin pour le Chef de l’Etat des qualificatifs positifs et aimables, ça change des sondages)
Donald Trump : un besoin de plaire et d’être connu.
Angela Merkel : une femme de devoir peu influençable
Vladimir Poutine (petits yeux, enfoncés): froid, précis, tourné vers l’intérieur.
Je vous accord qu’on pourrait dire cela sans s’appuyer sur les traits de leurs visages…
A nous d’observer nos prochains…
Les visages sont partout, plus de 2 milliards sur Facebook. C’est la tyrannie narcissique du web à laquelle refuse de céder Catherine Deneuve, interviewée dans le même numéro du Fig Mag.
« Les réseaux sociaux me paraissent effrayants », dit-elle. « J’ai les selfies en sainte horreur »
Catherine Deneuve se méfie aussi des emballements polémiques (elle en a été victime) dès qu’on essaye d’exprimer des nuances par exemple sur le phénomène Me too… Me too, phénomène très violent car les dénonciations enjambent les structures policières ou juridiques… dit-elle
Catherine Deneuve espère à la fois plus d’égalité hommes-femmes, et de l’apaisement dans le face à face…
Chacun pourra se replonger dans ce que disait Romain Gary en 1975 dans un entretien accordé à Jacques Chancel. Le Monde publie un extrait du livre Radioscopie, l’émission mythique de France Inter… « Le sens profond de ma vie, ça a été deux amours. La littérature. Et la féminité. Je fais véritablement une sorte de mystique de la féminité, puisque je passe mon temps à réclamer la féminisation du monde. Mais si nous regardons autour de nous, il est évident que notre civilisation est en proie à ses spasmes virils, profondément menaçants, et qui vraiment nous menacent cruellement ».
C’était en 1975.
Michel Grossiord