François Kalfon : « Voter Mélenchon c’est perdre la culture de gouvernement et voter Macron c’est perdre la nécessité de défendre le camp du travail »

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

François Kalfon, CR d’Île-de-France et soutien de Benoît Hamon

Invité de Guillaume Durand

« Voter Mélenchon c’est perdre la culture de gouvernement et voter Macron c’est perdre la nécessité de défendre le camp du travail »

Extraits :

A propos de Benoît Hamon

« Il ne restera pas bloqué à 10%. Perette et le Pot-au-lait nous ont appris : « maintenant il folâtre », ayant pour objectif François Fillon. Mais on verra ce qu’il en reste s’il (Mélenchon) trébuche. »

A propos de la gauche

« Ce qui intéresse le plus Manuel Valls, c’est le pouvoir. Il ne veut plus faire des congrès socialistes mais veut bien être le Jean-Christophe Lagarde d’Emmanuel Macron. »
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« Aux Etats-Unis, on appellerait ça un parjure. Il a pris un engagement devant tous ceux qui ont participé à la primaire. C’est une attitude peu recommandable. »
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« Il y a déjà eu des antagonismes dans la vie de la gauche, mais à l’époque il y avait un leadership, incarné par Mitterrand, et un sens de la discipline collective. »
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« Si l’on regarde quel devrait être le point d’équilibre, entre Mélenchon et Macron, ce serait les socialistes. »
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« Voter Mélenchon c’est perdre la culture de gouvernement et voter Macron c’est perdre la nécessité de défendre le camp du travail. Il faut des gens qui puissent tenir les deux bouts de l’omelette. »
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« Ce sont les électeurs qui ont choisi Hamon. Il incarne une synthèse entre un souhait réel de gouvernement et une fidélité aux principes. »
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« Hamon a exprimé depuis longtemps vouloir être le candidat de la fiche de paie. Il exprime d’ailleurs une évolution du rapport au travail car aujourd’hui, il y a un dépassement d’une logique purement salariale. »
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« Il y a une majorité politique au premier tour autour des idées de la gauche dans toutes ses formes et on assisterait, s’il n’y a pas une révolte des électeurs, à un second tour entre la droite extrême de François Fillon et celle de Marine Le Pen. »
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« Si le socialisme classique est celui incarné par Lionel Jospin, une synthèse entre les verts de Voynet et les républicains de Chevènement et entre Aubry et Strauss-Kahn, j’appelle ça du bon socialisme. »

A propos de Macron

« Il y a un bouchon d’incertitude qui flotte sur Macron. Qu’il aille au Puy du fou avec Philippe de Villiers en disant qu’il n’a jamais été de gauche et qu’il aille au Touquet en disant qu’il était adhérent de la section de cette ville du nord résidentielle, montre qu’il y a une incertitude sur ce qu’il porte et ce qu’il incarne.»
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« Ces partisans disent : c’est le dépassement. Mais le dépassement existe depuis Jean Lecanuet, depuis François Bayrou et d’autres. Donc on voit bien que la modernité peut-être diverse. Et il se peut bien qu’à être indéterminé en permanence, on n’ait pas de cap, on finisse dans le mur. »

Elections Classiques 2017

François Kalfon a choisi la « Danse des fleurs » (casse-noisette) de Tchaïkovski : « J’ai choisi ce titre pour la poésie : au printemps de la présidentielle mille fleurs éclosent. »