Ce matin à 8h40 sur Radio Classique
Eric Woerth, député LR de l’Oise
Invité de Guillaume Durand
« Nous valons beaucoup plus que 20% au premier tour de l’élection présidentielle »
Extraits :
A propos de la défaite de la droite
« Les affaires ont été le poison de cette campagne. Nous avons été dans l’impossibilité de faire campagne. »
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« Si on veut considérer qu’il y a encore une droite dans ce pays, il faut faire un diagnostic complet de cette défaite. »
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« Fillon a été lynché sur la place publique par ces sinistres affaires. »
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« Nous valons beaucoup plus que 20% au premier tour de l’élection présidentielle, qu’on appelle ça la droite, les progressistes ou autres. »
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« En ce qui concerne les primaires, nous y réfléchirons à deux fois. Les candidats qui gagnent la primaire arrivent épuisés plutôt qu’en pleine forme avant de commencer la campagne. De mon point de vue, il faut inventer autre chose que le système de la primaire. »
A propos des législatives
« Je ne sais pas qui fera campagne pour les législatives. Nous avons des réunions ce matin et cette après-midi, les Républicains en discuteront. Il faut qu’il y ait l’unité de notre mouvement. L’élection de Macron ne renvoie pas dos à dos la droite et la gauche. C’est une autre signification. »
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« Les législatives sont gagnables. Nous devons retravailler notre projet ; se présenter de façon unie ; qu’il y ait une répartition des responsabilités avec ceux qui dirigent la droite et le cendre ; discuter avec l’UDI. Les Républicains doivent se mettre en ordre de bataille. »
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« Nous avons des leaders mais je ne peux vous donner le nom de qui jouera la bataille aujourd’hui. C’est au collectif républicain de choisir. François Baroin peut-être mais d’autres personnalités également, Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand doivent être aux avant-postes. »
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« Nous sommes capables de réunir cette majorité. »
A propos d’Emmanuel Macron
« Les Français ont choisi l’aventure. Il y avait une sorte d’aventure de centre-gauche, de ni gauche ni droite, une aventure personnelle et plutôt bien jouée sur le plan tactique de sa part. Et un autre type d’aventure qu’on connait par cœur, celle de l’extrême-droite, du populisme.»
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« Visiblement Emmanuel Macron a eu de la chance toute sa vie, mais a fait preuve de génie tactique. Il a tué son propre père au moment où il fallait, il a été socialiste au moment où il fallait l’être… »
A propos des consignes de vote données par François Fillon
« Non, je ne suis pas sûr que l’électorat de droite les suivra. Mais évidemment que personnellement, je ne voterai pas pour Marine Le Pen. Ce n’est pas possible, je ne peux pas voter pour la sortie de l’Europe ainsi que pour la ruine du pays. Marine Le Pen est une machine à ruiner le pays. Je voterai donc pour Macron, mais c’est par défaut. »
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« Je donne mon avis mais ne ferai cependant pas campagne pour Macron. C’est l’immobilisme, un 2ème Hollande à la tête du pays. Son discours d’hier soir était désastreux et son projet est le même que celui de Hollande. C’est pour cela qu’il y a de quoi être en colère de s’être fait presque voler cette élection, pour des raisons externes.»
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« On peut considérer que le projet de Fillon allait très loin mais on était dans la même source, car il faut redresser le pays, changer le marché du travail. On ne peut pas le faire avec de l’eau tiède, notre pays mérite mieux que ça. »
A propos de la candidature de Fillon
« Bien sûr qu’il y a eu des discussions et des explications durant tous les jours qui ont précédé entre le Salon de l’Agriculture et le rassemblement du Trocadéro. Mais elles passaient nécessairement par l’accord de Fillon. Il a considéré qu’il était à même de poursuivre ce combat. »
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« Je pensais qu’il y avait d’autres solutions, qu’il fallait l’explorer dans l’intérêt général. La réponse de Fillon est venue, et il était le gagnant des primaires. Il y a beaucoup de loyauté derrière tout cela mais cela fait désormais partie du passé. Nous devons rebondir sur les élections législatives pour donner toutes les chances aux idées qui sont les nôtres. »