Edouard Philippe « Je ne crois pas que quelqu’un, à droite, joue la défaite de Fillon »

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Edouard Philippe, député-maire LR du Havre

Invité de Guillaume Durand

« Je ne crois pas que quelqu’un, à droite, joue la défaite de Fillon »

Extraits :

A propos de François Fillon

« Il a une chance raisonnable de se qualifier au deuxième tour de l’élection. »
(…)
« Il a une chance, notamment du fait de la position, plus fragile, d’Emmanuel Macron. Ce qui n’est pas le cas de Marine Le Pen, dont les électeurs qui ont décidé de voter pour elle, voteront pour elle. »
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« Compte tenu de la tournure de la campagne de François Fillon, j’ai préféré m’en retirer mais sans pour autant faire campagne contre lui. »
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« Je ne crois pas que quelqu’un, à droite, joue la défaite de Fillon même si certains sont plus partisans que d’autres. »
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« C’est une campagne redoutablement difficile pour faire l’unité dans son camp et pour poser des propositions qui permettent un débat de fond. »
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« J’ai une parole. Quelqu’un (Fillon) a gagné la primaire, je ne vais pas faire campagne contre lui ; faire un putsch légal à l’instar de Manuel Valls. »

A propos de la campagne

« Elle manque cruellement d’ancrage dans le temps long. On ne parle pas du tout des enjeux à 20 ou 30 ans de la France. »
(…)
« Nous avons plus parlé de sujets de fond pendant la primaire que pendant cette campagne. »

A propos de Manuel Valls

« On peut comprendre le fait qu’il ait du mal à occulter les différences de fond qu’il a avec Benoît Hamon et qui ont commencé il y a longtemps, initiées par Hamon lui-même. »
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« On peut sans doute aussi entendre son raisonnement consistant à dire : il faut que celui qui est le plus proche de mes idées soit le mieux placé pour battre Marine Le Pen au deuxième tour. »
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« Mais reste un problème majeur : comment décemment concilier des positions prises publiquement avec, si peu de temps après, une décision radicalement inverse ?»

A propos de Macron

« On peut regarder le personnage avec bienveillance sur le terme du renouvellement, de la disruption peut-être mais la vraie question c’est : qu’est-ce que ferait Macron s’il était élu Président de la République. Et avec qui ? De ce point de vu là, la réponse est un peu poétique. »

A propos de la future bataille des législatives

« Personne ne sait comment ça va se passer au présidentielle. Il y a sans doute plein de gens qui prennent des paris et qui sont capables de vous expliquer après l’élection pourquoi ils sentaient que ça allait se passer comme ça. Moi je ne sais pas comment ça se passe. Je ne sais pas comment quantifier les différentes évolutions que je sens sur le terrain. Je vois un Nicolas Dupont-Aignan qui ment ; un corps électoral complétement désarçonné, avec des évolutions rapides et des vases communicants entre les candidats. La situation n’est pas stabilisée. On ne peut aujourd’hui parler de cristallisation des intentions de vote »
(…)
« Parce qu’il y a une masse d’inconnus incroyable dans le dispositif, il faut parler du fond. »

Elections Classiques 2017

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