Covid-19 : Alors que la mortalité augmente, la fin du pass vaccinal envisagée

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L’heure est à l’allégement des mesures avec la fin du pass vaccinal qui aura peut-être lieu fin mars, début avril selon les prévisions du gouvernement. Mais pourtant on continue de mourir du Covid dans les hôpitaux.

A l’hôpital Lariboisière à Paris, une personne décède du Covid tous les deux jours

Même si les admissions en réanimation reculent légèrement, la mortalité continue d’augmenter. On compte 320 décès quotidiens en moyenne sur les 7 derniers jours, c’est 5% de plus que la semaine dernière. Un pic jamais vu depuis janvier 2021, qui a été atteint mardi 8 février, avec plus de 600 décès. 32 000 personnes sont encore hospitalisées pour Covid. Le décès peut parfois survenir en quelques jours car ces patients sont en fait très fragiles et 80% d’entre eux sont non vaccinés. A l’hôpital Lariboisière à Paris, une personne décède du Covid tous les deux jours. Pour la grande majorité, ces patients de plus de 80 ans et non vaccinés ne passent plus par la case réanimation, car leur état se dégrade au bout de deux jours selon le professeur Bruno Mégarbane : « les patients de plus de 80 ans font des compensations, ils décèdent généralement en hospitalisation conventionnelle. Il y a aussi une population plus réduite qui a entre 50 et 80 ans, vaccinée et qui passe par la réanimation. Malgré la prise en charge optimale ils finissent par décéder. Lorsque l’on est intubé, le risque de décès est supérieur à 50% ».

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La troisième dose est essentielle avec Omicron

Ces 50-80 ans sont encore 3 200 dans les lits réanimation. La mortalité ne baissera donc pas dans les prochaines semaines selon le professeur Gilbert Deray de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris : « vous avez des personnes qui ont une immunité déficiente parce qu’ils ont une transplantation d’organe ou des cancers et sont sous chimiothérapie. Je voudrai rappeler qu’il y a plus de personnes de moins de 40 ans que de personnes de plus de 85 ans, en réanimation ». Les médecins voient arriver en réanimation de plus en plus de patients de moins de 80 ans avec des comorbidités ou qui sont vaccinés mais avec seulement deux doses. Ils le rappellent : la troisième dose est essentielle avec Omicron pour éviter les formes graves.

Rémi Pfister 

Ecoutez le reportage de Rémi Pfister :

 

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