Ce matin à 8h15 sur Radio Classique
Florian Philippot, vice-président du Front National
Invité de Guillaume Durand
« Dans le cas d’une défaite de Marine Le Pen, je ne quitterai pas le Front National »
Extraits :
A propos de son possible départ du Front National
« Dans le cas d’une défaite de Marine Le Pen, je ne quitterai pas le Front National. Je démens formellement ces propos. Je souhaite sa victoire et resterai son soutien. »
A propos de Macron
« Face à nous au second tour, deux favoris : Fillon et Macron, qui partagent un programme assez similaire. Sauf que derrière Macron, il y a l’équipe Hollande, on parle d’ailleurs du ralliement possible de Valls malgré sa promesse de rallier le vainqueur de la primaire.»
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« On voit toute la Hollandie derrière Macron, et je comprends qu’il soit un peu embarrassé par ces soutiens. Mais ils sont là et formeraient l’essentiel de son éventuel majorité législative. Et pensant que le hollandisme serait balayé, beaucoup de socialistes essayent de se recaser.»
A propos des affaires judiciaires concernant les candidats
« Le fond des affaires n’est pas le même selon les candidats. »
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« Ce qui choque les gens c’est d’abord la suspicion d’enrichissement personnel ou familial. On l’a vu chez Fillon ; et enfin, l’enquête va peut-être être déclenchée concernant le patrimoine de Macron. »
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« Concernant l’affaire Macron, elle montre qu’il est très mauvais gestionnaire car l’impôt ça se prévoit. Donc : Est-ce qu’on peut confier les clés du pays à quelqu’un qui n’est même pas capable de gérer son propre patrimoine, sa propre gestion des affaires privées. »
A propos du débat sur TF1 opposant les principaux candidats
« Elle a été la seule, avec Jean-Luc Mélenchon, à avoir demandé à ce que tous les candidats y participent. »
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« Marine Le Pen ira. On ne va pas priver les Français de la personne en tête des sondages dans un débat »
A propos d’une possible menace Erdogan
« Erdogan fonctionne par insultes et chantages. Et nous avons eu la faiblesse d’accueillir le meeting à Metz. En plus, nous le savions ayant déjà accueilli un meeting similaire à Strasbourg et au cours duquel il avait appelé les Turques à ne pas s’intégrer. »
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« Nous n’avons pas l’obligation d’accueillir un officiel turque sur notre sol, il est là le point de droit pour empêcher de tels meetings. Mais au-delà du droit, il y a un respect, celui qu’on doit à la France et aux Français. Nous ne sommes pas la serpillère de l’Europe. Ça montre que les gouvernements français sont faibles et ils sont systématiquement faibles face à la Turquie puisqu’on continue d’ouvrir des chapitres de négociation d’adhésion de la Turquie à l’UE. »
A propos des propositions de réforme du droit du sol et du regroupement familial de Marine Le Pen
« Il n’y a pas de tradition française du regroupement familial.»
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« Ces mesures sont très attendues et très utiles voire indispensables. »
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« La situation migratoire actuelle n’est comparable à aucune autre période dans l’histoire de la France. Les flots d’immigration sont massifs et inconnus jusqu’ici. De plus, nous n’avons plus de frontières du fait de l’UE, de Schengen. »
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« La France doit donc faire ce travail d’assimilation mais elle ne peut le faire que dans la mesure où les flux d’immigration cessent d’être massifs comme ils le sont aujourd’hui. »
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« Madame Merkel a accueilli 1,5 millions de migrants en deux ans. C’est irresponsable. Et je vois d’ailleurs que Fillon et Macron rivalisent comme de jolis cœurs pour avoir les faveurs de dame Merkel. Nous ce n’est pas notre ambition de lui plaire. »
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« Nous n’avons plus de frontières, donc les 1,5 millions de migrants accueillis en Allemagne peuvent librement venir en France, ce qu’ils ont commencé de faire. »
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« On s’occupe des migrants mais pas des SDF. Ce sont des choses qui choquent les Français. »
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« Nous souhaitons en matière d’immigration clandestine un solde de 0 ; et un solde d’immigration clandestine légale de 10 000 par an pour permettre à des étudiants étrangers de venir étudier en France. »
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« Par ailleurs, c’est le juge européen qui décide de savoir si l’on peut mettre un voile islamique dans une entreprise ou pas. Nous n’avons pas à dépendre d’un juge supranational, c’est un choix de société. Nous comptons donc mettre la laïcité dans le code du travail pour régler le problème. »