Ce matin à 8h15 sur Radio Classique
Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon
Invité de Guillaume Durand
« Salon agriculture : Les affaires de Fillon amènent à ce qu’il y ait contestation partout où il va »
Extraits :
A propos du report de la visite de François Fillon au Salon de l’agriculture
« Ça ne me surprend pas. Les mésaventures de François Fillon ont déclenché une colère, y compris chez les gens de droite. Et la droite mérite mieux, elle a un programme qu’il faut combattre. Les affaires de Fillon amènent à ce qu’il y ait contestation partout où il va. C’est un élément déclencheur d’une indignation.»
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« Il y a une situation d’instabilité certes, mais Fillon doit aussi s’interroger sur comment on en est arrivé là. »
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« Ce qui me choque dans l’affaire Fillon, c’est sa ligne de défense. Manifestement lui, qui est si dur envers les Français, n’arrive pas à justifier les salaires de sa femme et de ses enfants sur le plan moral. »
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« Il donne l’impression qu’il y a une caste qui existe pour ce qui est normal tandis que pour le commun des mortels c’est inimaginable. »
A propos du refus de Jean-Luc Mélenchon de se rendre au Salon de l’agriculture
« La visite au Salon de l’agriculture est devenue un barnum, à l’occasion de la présidentielle, qui n’est pas sain. Les candidats y vont entourés de caméras et on ne parle quasiment à personne si ce n’est suivant un parcours déjà extrêmement organisé. »
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« Nous, parce qu’on prend ça au sérieux, on a organisé une journée entière au parc floral samedi autour de l’agriculture. »
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« Il s’agit d’une affaire sérieuse qui ne doit pas simplement se transformer en une opération de communication. »
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« Ce n’est pas vrai qu’il s’agit d’un milieu qui n’est pas favorable à Mélenchon. Plein de gens se reconnaissent dans nos propositions d’une agriculture raisonnée, bio … Il faut relocaliser. Nous proposons par exemple, pour donner de la visibilité aux paysans, que 100% des cantines soient bio. »
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« Nous sommes en désaccord avec le modèle de la FNSEA. »
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« Faire un événement de la venue de Marine Le Pen au Salon de l’agriculture m’a choqué. »
A propos de la perte du monde ouvrier par la gauche
« Tout d’abord, il faut rappeler que le premier comportement des ouvriers et des employés aujourd’hui est l’abstention. »
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« Je ne veux pas m’enfermer dans cette caractérisation de gauche. Beaucoup de nos concitoyens ne se « latéralisent » plus, ne se disent plus de droite ou de gauche. Macron lui se dit ni de droite, ni de gauche. Moi je m’adresse à un tiers de nos concitoyens à qui il faut parler et dire que les priorités sont : plus de démocratie; en finir avec la Vème République; répondre à la crise écologique ; le partage des richesses… »
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« Il y a un trouble idéologique dans ce pays. Les dégâts de ce quinquennat ne sont pas que sociaux, ils sont aussi culturels. Nous utilisons aujourd’hui des mots qui ne sont plus compris par beaucoup de gens. Par exemple, lorsque je dis le mot « laïc », mes élèves pensent que je parle comme l’extrême droite »
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« Avec 70% d’abstention, seulement 30% des ouvriers vont voter avec une part significative de vote FN, mais il est faux comme le dit M. Barbier de dire que 45% des ouvriers votent FN. Il faut déjà s’interroger sur les raisons de cette forte abstention. Les gens se sont sentis floués. Il faut les convaincre que des solutions sont possibles. »
A propos du refus de Mélenchon de se rallier à Hamon
« Hamon est le candidat du Parti socialiste. Il n’est pas crédible, à la suite d’un tel quinquennat, que des gens comme nous se retrouvent derrière le candidat du Parti socialiste. »
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« Un électeur sur deux n’a pas encore fait son choix. La campagne est maintenant. »
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« Beaucoup de contradictions traversent la campagne de Benoît Hamon et la cohérence reste de notre côté. »
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« Notre désaccord est surplombé par une question majeure, l’Europe. Nous pensons qu’il faut créer un rapport de force au niveau européen et ne pas se laisser enfermer par les traités. »
A propos de leur proposition sur les prélèvements obligatoires
« Les gens qui gagnent 4 000 euros individuellement payeront moins d’impôts. Par contre, les gens très riches seront plus prélevés. Ils ne partiront pas mais en auront le droit. »
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« Nous voulons faire un plan d’investissement de 100 milliards pour relancer la machine économique. Ce n’est pas un chiffre exubérant, c’est exactement l’addition de la baisse des investissements depuis 5 ans. Nous pensons qu’il s’agit d’un coup de manivelle pouvant relancer l’économie. »