GHEORGHIU Angela – biographie

(1965- ) Soprano

Angela Gheorghiu a subjugué le public d’opéra. La soprano roumaine s’est fait connaître dans La Traviata de Verdi en 1994, enregistrée lors d’une mémorable représentation à Covent Garden. Avec Roberto Alagna, elle forme pendant plus de 15 ans un couple glamour dans le monde lyrique.

Angela Gheorghiu en 8 dates :

  • 1965 : Naissance à Adjud (Roumanie)
  • 1979 : Prend des cours de chant avec Mia Barbu au lycée Georges Enesco de Bucarest
  • 1990 : Diplômée de l’Académie de musique de Bucarest
  • 1994 : Révélation à l’international dans La Traviata à Londres, dirigée par Sir Georg Solti
  • 1996 : Epouse le ténor Roberto Alagna
  • 2000 : Tosca, opéra-film de Benoît Jacquot
  • 2013 : Divorce de Roberto Alagna
    CD “Hommage à Maria Callas” (EMI)
  • 2017 : CD “Eternamente” sur le répertoire vériste (Warner)

 

Angela Gheorghiu grandit en Roumanie sous le régime de Ceaucescu.

Angela Gheorghiu naît dans l’est de la Roumanie, au moment où Nicolae Ceaucescu accède au pouvoir en devenant le secrétaire général du Parti communiste roumain. Elle découvre vite la puissance de sa voix et son pouvoir émotionnel. A 14 ans, elle entre au lycée Georges Enesco de Bucarest pour suivre un solide enseignement artistique. Elle suit notamment les cours de chant de Mia Barbu, avant d’entrer dans la classe d’Arta Florescu à l’Académie de musique de Bucarest. Elle en sort diplômée en 1990, juste après la chute de Ceaucescu. La mort du dictateur et la chute du régime communiste lui permettent alors d’envisager une carrière à l’international.

A lire aussi

 

La Traviata de Verdi la révèle au monde entier en 1994.

La soprano fait ses débuts à l’Opéra de Cluj, dans son pays natal. Puis remporte le Concours du Belvédère à Vienne. Cette victoire lui ouvre les portes de l’international. Elle chante Zerline (Don Giovanni) à Londres, ainsi que des opéras de Puccini dont la vocalité lui convient déjà à merveille. Puis, en 1992, elle part à Vienne pour L’Elixir D’amour, La Bohème et Falstaff. L’année suivante, elle répond à une invitation du Met de New York. Mais c’est une Traviata au Covent Garden en 1994 qui la révèle définitivement au monde musical, grâce à un enregistrement live. Sir Georg Solti, qui dirige la représentation, est sous le charme… de même que le ténor Roberto Alagna.

“Vissi d’arte” de Tosca de Puccini (Angela Gheorghiu, Washington, 2009)

 

Avec Roberto Alagna, elle forme un duo glamour à la ville comme à la scène

En 1996, Angela Gheorghiu épouse Roberto Alagna. Le mariage est célébré sur la scène même du Metropolitan de New York, où les deux amoureux ont chanté pour la première fois ensemble. Couple-phare de l’art lyrique, ils se retrouvent désormais souvent sur scène, ainsi qu’en studio pour EMI – avec qui la chanteuse signe un contrat d’exclusivité en 1998. A son répertoire de Verdi (La Traviata, Le Trouvère...), Puccini (La Bohème, Turandot, Tosca, Madame Butterfly…), Bizet (Carmen), Massenet (Manon, Werther), Gounod (Roméo et Juliette, Faust), et Donizetti (L’Elixir d’amour, Lucia di Lammermoor), elle ajoute Adriana Lecouvreur (Cilea), Paillasse (Leoncavallo), et élargit ses rôles verdiens (Don Carlos, Simon Boccanegra…). En 2000, elle tente l’expérience de l’opéra-film dans Tosca avec le réalisateur Benoît Jacquot. Roberto Alagna interprète Mario Cavaradossi et Ruggero Raimondi Scarpia, sous la baguette d’Antonio Pappano. Mais le couple glamour qu’elle forme avec le ténor finit par se disloquer et les deux chanteurs divorcent en 2013.

Tempérament de feu, Angela Gheorghiu entend défendre ses conceptions artistiques. Et le fait savoir. Ce qui occasionnent parfois des annulations. « Si quelque chose ne lui plaît pas, elle ne se gêne pas pour le dire et dépasse facilement la ligne jaune », rapporte le baryton Jean-Philippe Laffont qui a créé avec elle l’opéra de Vladimir Cosma Marius et Fanny. « Mais comme elle est inattaquable sur le plan artistique, les jaloux l’attaquent sur son caractère. » Une diva, à qui on pardonne volontiers ses humeurs dès qu’elle se met à chanter.

 

Sixtine de Gournay

 

Découvrez plus d’artistes interprètes