Valérie Pécresse inquiète les partisans de Macron : « Si on cogne trop durement, on passe pour des sexistes »

Département des Yvelines /Flickr

Les partisans d’Emmanuel Macron s’inquiètent d’une certaine Valérie Pécresse, désormais candidate LR à la présidentielle. Selon un récent sondage Elabe, la présidente de la région Île-de-France est la 3ème personnalité politique préférée des Français.

« Il faut qu’on évite qu’elle crante son image de conquérante »

Pour se rendre compte de l’inquiétude des Macronistes, il faut jeter un œil à l’une des nombreuses boucles Télégram que les marcheurs adorent. Intitulée « Maison commune – PPG », elle réunit les dirigeants de la majorité, l’ensemble des porte-paroles des partis et groupes parlementaires qui la composent, et Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, dont les initiales sont PPG. Depuis le 4 décembre dernier, la conversation cryptée se focalise sur une candidate. Dans les multiples messages et échanges un nom revient beaucoup : celui de Valérie Pécresse Pourquoi ? Parce que la championne des Républicains, et ses bons sondages, inquiètent les amis du président.

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L’un d’eux s’alarme : « Il faut qu’on évite qu’elle crante son image de conquérante ». Alors comment faire, là c’est la grande hésitation. Doivent-ils l’accuser de lorgner vers l’extrême-droite ? Ou la dépeindre en copie conforme de Macron, qui propose une politique déjà à l’œuvre depuis cinq ans ? Les snipers du chef de l’état ne choisissent pas, pour l’instant, au risque de donner l’impression d’un feu roulant de critiques brouillonnes et contradictoires.

 

Insaisissable, Pécresse donne du souci à l’équipe Macron

En fait c’est le « en même temps » y compris contre Valérie Pécresse ? Et c’est totalement assumé. « On joue l’écartèlement », nous explique l’un d’eux, « on tire sur sa droite, on tire sur sa gauche : un élastique, quand tu le tends, il finit par péter ». Valérie Pécresse, insaisissable, donne du souci à l’équipe Macron également pour une autre raison. Je vous raconte un scène : un ministre nous regarde, l’air embêté et dit : « Valérie est une femme ». Il poursuit : « si on la cogne trop durement on va passer pour des sexistes, et ça, c’est devenu mortel ». Alors, que faire ? « Vous allez voir tout ce que notre parti compte de femmes se déployer sur les plateaux de télévision », confie un conseiller du pouvoir, « et puis on a Roselyne (Bachelot) ». En somme, on le voit bien, les proches de Macron n’ont pas encore trouvé la parade mais une chose est sûre, ils prennent Valérie Pécresse au sérieux.

David Doukhan

 

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