Top 5 des meilleures musiques classiques pour rester zen

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Dette publique qui explose, chute du gouvernement Bayrou, mouvement « Bloquons tout », l’ambiance est électrique en France. Pour garder la tête froide en cette période troublée, nous vous proposons cinq morceaux a-pai-sants. Bonne plongée !

1. Mozart, Concerto pour clarinette, 2ème mouvement (Sharon Kam, Orchestre Philharmonique tchèque, dir. Manfred Honeck)

Ce concerto a été créé à Prague en octobre 1791, à peine trois mois avant la mort de Mozart. On peut y voir un condensé de sa musique, qui met en avant toutes les palettes musicales que peut offrir la clarinette. L’adagio, popularisé par le film Out of Africa de Sydney Pollack, est d’une infinie humanité.

 

Il s’agit très certainement de l’une des pages les plus émouvantes que Mozart ait écrites.

2. Chopin, Etude « Tristesse » op.10 n°3 (Lang Lang)

Avec Chopin, on plonge dans l’univers du piano et dans le Paris de l’époque romantique. Sa liaison avec George Sand, sa rivalité musicale avec Liszt mise en scène par les facteurs de piano Pleyel et Erard, sa mort prématurée de la tuberculose à 39 ans, ont forgé sa légende. Il a composé 27 Etudes pour piano, mais la maîtrise de la technique n’est jamais le but du morceau pour Chopin. Elle n’est qu’un prétexte, ou plutôt un moyen, pour servir l’expression musicale.

 

3. Saint-Saëns, Le Cygne (Yo-Yo ma, Kathryn Stott)

Avec le Carnaval des animaux, Camille Saint-Saëns signe une œuvre toute aussi visuelle que visionnaire. Ce qui n’est pas de l’avis de son propre auteur, qui finira par en interdire la représentation. Seul Le Cygne, le 13ème mouvement et avant-dernière partie de l’oeuvre est autorisé, devenant jusqu’en 1922 l’unique représentant d’un chef-d’œuvre qui a failli être totalement oublié

 

 

4. Fauré, Sicilienne (Orchestre Philharmonique de Berlin, dir. Tugan Sokhiev)

 

Debussy a dérouté une partie du public avec cette œuvre, seul opéra dans lequel l’orchestre a un rôle aussi important. Les représentations ont d’abord été chahutées. Puis elles se firent beaucoup plus sereines, et à la trentième, la victoire était acquise pour Debussy, qui a pu compter sur le soutien de certains de ses collègues, tel Paul Dukas, qui fût un ardent défenseur de Pelléas et Mélisande.

 

5. Rachmaninov, Concerto pour piano n°2, 2ème mouvement (Khatia Buniatishvili, dir. Gianandrea Noseda)

Composé après un fiasco retentissant, ce concerto est désormais considéré comme l’œuvre qui a sauvé Rachmaninov. Il aurait probablement cessé sa carrière de compositeur si le Deuxième Concerto pour piano avait été un échec.

Béatrice Mouedine et Sixtine de Gournay

 

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