« Le service national universel sera obligatoire » Benjamin Griveaux (13/02/2018)

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique
Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement
Invité de Guillaume Durand

« Le service national universel sera obligatoire. »

A propos de Laurent Wauquiez

« Laurent Wauquiez fait partie des opposants. (…) Il représente une certaine partie de la droite française. »

A propos des fermetures des classes

« On parle beaucoup des fermetures de classes, mais pas des ouvertures de classes en milieu rural. »
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« Il y a des territoires dynamiques en milieu rural, je me refuse à cette mission très binaire du pays où il y aurait des milieux ruraux en souffrance et des métropoles qui vont bien. »
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« Il y a des territoires ruraux qui ont fait le pari de l’innovation, de l’intelligence et qui vont bien. »

A propos de la fonction publique

« L’engagement qui a été pris par le Président de la République est qu’il y ait 50 000 fonctionnaires dans la fonction publique d’Etat, 70 000 dans les collectivités territoriales. On ajoute à cela l’idée du Plan de départs volontaires. »
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« L’idée c’est de dire que dans nos fonctions publiques aujourd’hui, il y a très peu de mobilité. Au sein d’une même fonction publique, c’est moins de 5 % de mobilité et qu’entre les fonctions publiques c’est moins de 0,5% de mobilité, on peut choisir d’être enseignant à 25 ans et à 40 ans avoir envie d’une autre vie. »
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« Nous avons une année de discussion avec les partenaires sociaux. Le principe n’est pas de rentrer dans la discussion avec des objectifs chiffrés. L’objectif est de dire aux fonctionnaires qu’il y a une mobilité professionnelle envisageable demain dans la fonction publique, alors qu’aujourd’hui c’est impossible. »

A propos de la réforme de l’hôpital

« Aujourd’hui, les hôpitaux publics et privés, c’est 1 milliard de déficit par an. La question financière est une interrogation »
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« L’hôpital a été conçu à la fin des années 50, lorsque nous avions organisé la politique sanitaire du pays autour de l’hôpital. Sans doute, faut-il adapter l’hôpital aux nouvelles pathologies, comme les maladies chroniques. »
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« La question que l’on doit se poser est comment peut-on travailler mieux entre la médecine de ville et l’hôpital et comment faisons-nous pour que le point d’entrée de notre système de santé ne soit pas forcément l’hôpital. »

A propos de Macron

« Macron est un fonceur. Il y a de l’impatience dans le pays. Il y a de la colère. Je n’oublie pas qu’à la dernière élection présidentielle, c’est Marine Le Pen qui était au 2nd tour de l’élection. Je n’oublie pas que 2/3 des Français ont choisi un candidat qui n’était pas représentant des deux grands partis qui ont dirigé le pays depuis 50 ans. »
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« Il y a urgence à agir. »
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« Les transformations prennent du temps. Quand vous faites des choses structurelles, cela met du temps à prendre effet. Il faut faire les choses rapidement et en même temps. Il faut entreprendre les réformes du travail, du capital, de la formation, de la police de sécurité au quotidien… »
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« La France avait trop attendu. »

A propos du service national universel

« Le service national universel sera obligatoire. »
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« Ce sera un moment de rencontres entre la jeunesse de notre pays, la nation et en partie son armée, mais cela peut être aussi un engagement civique. »
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« Comment donne-t-on de son temps utilement à la nation et aux collectifs ? »
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« Un rapport sera remis fin avril. »

A propos de Nicolas Hulot

« On est dans une affaire qui touche à l’intimité de sa famille et de sa vie privée. S’il a considéré qu’il devait porter plainte c’est son droit le plus stricte. »

A propos de Charles Pieri sur son message FB à l’encontre de Mme Erignac

« La police entend Charles Pieri pour déterminer s’il est l’auteur de ce message sur Facebook. Je n’ai pas envie d’en faire la publicité tellement il est irrespectueux. »

A propos de la Corse

« Les deux jours passés sur l’île ont permis de marquer le retour de l’Etat dans l’île. »
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« C’est ce que demandent dans le fond beaucoup de maires en Corse, car la Corse est pleinement dans la République et elle doit pouvoir bénéficier au même titre que les autres territoires de la République d’une puissance publique. »
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« Vous aviez quelques centaines de milliers d’euros prévus dans un plan d’investissement qui n’ont jamais été dépensés en Corse pour les questions du quotidien comme le transport, la gestion des déchets… »
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« Aujourd’hui, nous avons une île avec un taux de chômage important, où il y a deux fois moins de retraites que sur le continent. C’est d’abord ces priorités pour les Corses qu’il faut régler, la question institutionnelle ne réglera pas ces questions. »
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« On va discuter avec l’exécutif corse comme nous l’avons fait à Matignon. Ce dialogue va se construire. Nous avons jusqu’au printemps. »

A propos de la Police de Sécurité du Quotidien

« Il faut faire rentrer la police dans la police du XXIe siècle. C’est 1 milliard et demi d’investissements dans les bâtiments, en équipements, et c’est 110 000 tablettes numériques. Ce n’est pas un gadget, cela permet de libérer du temps de police. »
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« Tout ce temps dégagé représente un temps de police supplémentaire. »
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« Il faut libérer notre police du temps administratif. »
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« 70 000 policiers et gendarmes ont participé à la construction de ce texte. »
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« La PSQ sera mise en place dès maintenant, car nous avons 60 quartiers prioritaires qui bénéficieront de ces éléments typiquement avec des forces dédiées. »