Roselyne Bachelot interpellée par les producteurs privés de musique classique

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Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture, a reçu une lettre rédigée par les producteurs privés de musique classique. Ils s’estiment lésés par rapport à leurs homologues spécialisés dans les musiques actuelles et de variété. Dans ce courrier, ils sollicitent un rendez-vous pour exposer à Roselyne Bachelot « leurs difficultés et leurs inquiétudes sur leur survie ».

 

L’aide d’urgence débloquée par le CNM de 2 millions d’euros jugée « dérisoire »

Le complément d’aide d’urgence de 2 millions d’euros débloqué par le Centre National de la Musique (CNM) au début du mois à destination des structures indépendantes privées dans le domaine de la musique classique et contemporaine n’a pas rassuré les acteurs du secteur. Dans une lettre adressée au ministère de la culture, ses signataires (Frédérique Gerbelle, Jeanine Roze, Chantal et Jean-Marie Fournier, Laurent Brunner, Jérôme Chabannes, Éric Desnoues, André Furno, Philippe Maillard et Michel Mollard) sollicitent un rendez-vous avec Roselyne Bachelot afin de lui exposer la situation périlleuse dans laquelle se trouve leur secteur d’activité depuis le début de la crise sanitaire. Dans ce courrier, ils reviennent notamment sur le montant de l’aide que leur a accordée le CNM et que certains, à l’époque, avaient qualifié de « dérisoire ».

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200 artistes représentés par la Fevis avaient déjà adressé une lettre à Roselyne Bachelot

Pour eux, le dédommagement de 35 000 € par structure est « bien loin de celui accordé aux musiques actuelles et de variété qui est de 500 000 € ». Ils se disent « déstabilisés en apprenant que nous étions le parent pauvre des nouveaux soutiens accordés au secteur » et estiment que « tout l’édifice est aujourd’hui menacé de disparition pure et simple par asphyxie budgétaire. Disparition qui entrainerait d’importants dégâts collatéraux, menaçant les ensembles musicaux concernés et également les artistes qui seraient privés d’une partie de leurs engagements, et un appauvrissement considérable d’une offre musicale exceptionnelle ». Fin septembre, plus de 200 artistes artistes indépendants de la musique classique, représentés par la Fevis (fédération des ensembles vocaux et instrumentaux spécialisés), avaient déjà adressé une lettre ouverte à la ministre de la Culture dans laquelle ils dénonçaient « le manque de considération des pouvoirs publics (dans le cadre des aides de compensation) à l’égard de la musique classique ».

Philippe Gault

 

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