Riccardo Muti dirige le Philharmonique de Vienne pour ses 75 ans

Cheveux d’un noir de jais impeccablement plaqué en arrière, profil de médaille, regard ténébreux : le visage de Riccardo Muti reflète ses origines napolitaines même si, artistiquement, l’homme est peu un viennois d’adoption depuis l’invitation de Karajan à venir diriger Don Pasquale de Donizetti à Salzbourg en 1971. Dans la fosse, officiait l’Orchestre Philharmonique de Vienne, une phalange avec laquelle il va tisser une complicité pérenne, au point de diriger le prestigieux Concert du Nouvel An à quatre reprises. Muti compte aujourd’hui parmi les légendes incontournables de la baguette.

Le concert de ce dimanche nous le donne à entendre le 15 août 2016 lors du Festival de Salzbourg dans la Symphonie n° 2 de Bruckner et la Suite du Bourgeois gentilhomme de Richard Strauss (Gerhard Oppitz au piano). En complément de programme, Francis Drésel nous propose de retrouver le chef dans le Concerto pour clarinette de Mozart avec Patrick Messina en soliste (Orchestre national de France, avril 2007), l’Ouverture des Vêpres siciliennes de Verdi (Scala, fin 1989) ainsi que les Sept Dernières Paroles du Christ de Haydn (Festival de Salzbourg, août 1982).