Racisme : l’Amérique face à elle-même et face à Trump, selon The New York Times

Dans les colonnes du New York Times, Roxane Gay écrit « Personne ne viendra nous tirer de là », elle qui en 2018 avait écrit « personne ne viendra nous sauver de Trump ». L’Amérique est aujourd’hui face à elle-même et face à Trump, écrit en substance l’essayiste, face à son racisme endémique contre lequel il n’y a pas de vaccin.

 

Donald Trump prend la pose avec une Bible, et menace d’envoyer l’armée

On trouvera plus facilement une parade au coronavirus qu’un antidote au racisme de la société américaine. Pendant ce temps-là, lit-on ailleurs dans le NY Times, le président prend la pose avec une Bible et menace d’envoyer l’armée faire le job à la place des gouverneurs des Etats où l’on manifeste. Et dans La Croix, Guillaume Gobert tente d’expliquer ce contraste entre une Amérique des exactions policières et l’Amérique dont la déclaration d’indépendance promettait l’égalité de droits entre tous les hommes, droits inaliénables comme la vie, la liberté et la recherche du bonheur.

 

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Comment cette haute exigence a-t-elle pu coexister avec le maintien de l’esclavage puis ses avatars que furent la ségrégation et aujourd’hui les discriminations ? Il y aurait selon les Américains un péché originel qui hante toujours les Etats-Unis mais qui fait naître des protestations, hier celle de Luther King et aujourd’hui le gospel de Keedron Bryant, jeune garçon noir qui chante à capella Je veux vivre et dont la vidéo a été reprise un peu partout dans les médias américains…

 

 

L’Opinion salue les ambitions spatiales d’Elon Musk et le lancement réussi de SpaceX

Et en un week-end on a eu le meilleur et le pire de l’Amérique. C’est ce que nous disent en substance Lucie Robequain dans les Echos et Rémi Godeau dans l’Opinion : en 48h les Etats-Unis ont montré ce qu’il avait de meilleur à offrir au monde avec le lancement réussi de SpaceX, le pire fait la Une de vos journaux ce matin, une Amérique déchirée, c’est la Une du Parisien. Et Dans l’Opinion, Rémi Godeau célèbre l’entrepreneur Elon Musk venu au secours de la conquête spatiale américaine, et à travers lui la liberté d’entreprendre qu’il oppose à l’Etat planificateur.

 

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Et nous revenons en France avec les derniers mots de son édito : avec le coronavirus, c’est la revanche annoncée du planificateur contre l’entrepreneur, c’est en vérité l’asphyxie étatique au nom de l’intérêt général, la peur du progrès scientifique, la phobie du risque et l’appel à un repli croissant sous accent d’apocalypse. Pourtant scientifiques, artistes, entrepreneurs, tous ces gens de l’esprit sont la solution pas l’ennemi car ils défendent une valeur clé : la liberté.

 

David Abiker

 

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