Philippe Jaroussky – Le portrait de la semaine

Philippe Jaroussky, invité d’Olivier Bellamy à 18h

Avec sa voix d’ange et son insatiable curiosité, Philippe Jaroussky est l’un des contre-ténors préférés du public. Il aime faire découvrir des compositeurs baroques méconnus et c’est aux airs d’opéra de Cavalli qu’il consacre son nouvel album. Ce soir il se confie au micro d’Olivier Bellamy, à 18h dans « Passion Classique ».

Un démarrage fulgurant

Philippe Jaroussky a débuté la musique au collège. Même s’il y a découvert le plaisir de chanter grâce à un professeur charismatique, c’est d’abord vers le violon et non la voix qu’il s’est orienté. La révélation s’est produite à dix-huit ans, en assistant à un concert du contre-ténor Fabrice di Falco. Ensuite tout s’est enchaîné très vite : Gérard Lesne, Jean-Claude Malgoire, L’Arpeggiata… En 2002, Philippe Jaroussky crée son propre ensemble, Artaserse. Il peut ainsi explorer à sa guise les œuvres méconnues du répertoire baroque. Grâce à sa voix céleste et sa musicalité hors-pair, Philippe Jaroussky redonne tout leur éclat à ces bijoux oubliés.

 

 

Redécouvrir les airs de Cavalli

Le titre de son nouveau disque chez Erato, « Ombra mai fu », est un clin d’œil au célèbre air de Haendel, un compositeur que Philippe Jaroussky connaît bien et qu’il a souvent enregistré (Dixit Dominus en 2007, opéra Partenope en 2015, et florilège d’airs en 2017). Mais c’est au siècle précédent qu’il nous transporte cette fois, dans le settecento de Cavalli.

 

L’Académie Jaroussky

Après vingt ans de carrière, Philippe Jaroussky ressent aujourd’hui « le besoin de donner à d’autres la chance qui [lui] a été accordée ». Il a donc créé en 2017 une académie à la Seine musicale. Il y enseigne le chant à de futur professionnels, mais participe aussi à un apprentissage gratuit de la musique à des enfants. « Chanter, ce n’est pas seulement mon métier, c’est aussi mon refuge », dit-il. Il nous en parle ce soir au micro d’Olivier Bellamy.

Philippe Jaroussky chante « Ombra mai fu » de Haendel :