Omar Raddad sera-t-il bientôt blanchi ?

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La cour de cassation va examiner demain, cette deuxième requête en révision du jardinier marocain. La première avait été rejetée en 2002.

30 ans après, Omar Raddad espère enfin laver son nom

Rappelez-vous, cette affaire avait fait couler beaucoup d’encre. En 1991, Ghislaine Marchal, une riche héritière est retrouvée morte dans sa propriété de Moulins dans l’Allier. Très vite, son jardinier Omar Raddad, est soupçonné. Et pour cause, deux inscriptions écrites en lettres de sang l’affirment : « Omar m’a tuer », et « Omar m’a t » sont retrouvées dans la villa. Omar Raddad est condamné en 1994 pour meurtre avant d’être partiellement gracié par Jacques Chirac en 1996 et libéré 2 ans plus tard. Depuis, Omar Raddad n’a cessé de clamer son innocence et se bat pour une révision de son procès. Cette fois, il viendra armé de nouveaux éléments. 30 ans après, Omar Raddad espère enfin laver son nom. Grâce à de nouvelles empreintes génétiques découvertes à partir d’éléments de la scène du crime. En particulier un ADN masculin qui n’est pas le sien. Comme l’explique un de ses soutiens, l’ancien député Georges Fenech, qui sera à ses côtés cet après-midi : « un nouvel ADN inconnu jusque là et situé à 35 reprises dans le sang de la victime est apparu. Cela nous paraît être un élément très fort qui mérite de nouvelles investigations ».

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Un ADN retrouvé a été comparé au fichier national des empreintes génétiques et a fait ressortir un nom

Des traces ADN retrouvées sur l’inscription « Omar m’a tuer ». Preuve, selon la défense, que ces mots ne sont pas l’œuvre de la victime, Ghislaine Marchal, mais du véritable meurtrier. Cet ADN comparé au fichier national des empreintes génétiques a également fait ressortir un nom. Suffisant pour réclamer de nouvelles expertises, selon le criminaliste, Georges-Marc Moreau, qui travaille sur ce dossier depuis 1994 : « la justice ne peut plus se cacher derrière son petit doigt il y a une certitude scientifique de l’innocence d’Omar Raddad. Il avait même un alibi et on n’en a jamais tenu compte. Aujourd’hui il demande à ce que la vérité soit faite ». Trois issues sont possibles désormais. Soit les juges refusent la révision et Omar Raddad n’aura plus aucun recours. Soit, ils acceptent. Ou encore, et c’est qui est le plus probable, ils demandent des actes supplémentaires avant une décision définitive. La décision devrait être mise en délibéré par les juges de la cour de révision.

Eric Kuoch

Ecoutez le reportage d’Eric Kuoch : 

 

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