Le nom de famille encore en grande majorité transmis par le père

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Le nom de famille fait l’objet d’un grand dossier dans La Croix. Le quotidien nous donne ce chiffe intéressant : bien qu’en France la loi permette à l’épouse de conserver son nom de jeune fille et de le transmettre à ses enfants, la pratique est tout autre.

Le collectif Porte Mon Nom estime que l’administration n’a pas encouragé les femme à conserver leur nom et à le transmettre

82.6 % des enfants continuent à porter le nom de leur père, 9.4 % portent les deux, avec celui du père en premier, 5.1 % celui de la mère et enfin 2.6 % des enfants portent d’abord le nom de la mère puis celui du père. En clair, rappelle la Croix, la mère donne la vie, le père donne le nom et le fait même que les parents continuent à donner le nom du père majoritairement à leurs enfants montre qu’il y a un consensus social. Ensuite il y a des variantes qui ne relèvent pas toutes du féminisme et de la lutte contre le patriarcat.

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Par exemple, une femme voudra éviter l’extinction de son nom sur l’état civil, elle voudra aussi se souvenir de ses origines étrangères. Pour Marine Gatineau Dupré, à l’origine du collectif Porte Mon Nom, c’est l’administration qui n’a pas encouragé les femme à conserver leur nom et à le transmettre. Vous avez des exemples assez amusants. Par exemple Alexandra est pacsée à un homme qui n’a pas voulu transmettre son nom. Pas du tout pour s’effacer derrière sa compagne mais parce qu’il a un nom d’origine polonaise imprononçable.

 

Au Portugal, un enfant peut prendre le nom de son père et de sa mère, et en prendre deux autres chez ses grands-parents ou arrières grands-parents

En société paritaire, on serait tenté d’affirmer qu’il instaure l’automatisation du double nom de la mère et du père pour l’enfant. Certains psy ne sont pas pour. Pour Jean-Pierre Winter, le nom du père met une distance symbolique entre l’enfant et sa mère. Il rend visible qu’il n’est pas le fruit de l’inceste avec le père de cette mère. Lisez La Croix vous apprendrez donc qu’au Portugal un enfant peut prendre non seulement le nom de son père et de sa mère, mais en prendre deux autres en allant les chercher chez ses grands-parents ou arrières grands-parents. Au Royaume-Uni on peut évidemment transmettre le nom du père et de la mère mais on peut choisir le nom qu’on veut, même s’il n’est pas dans la famille. L’Italie s’inscrit dans une tradition patriarcale seule le nom du père peut-être transmis.

David Abiker

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