Covid 19 : Qui pilote la vaccination ? Vos journaux s’interrogent…

Tous les journaux interpellent le gouvernement ce matin : Y-a-t-il un pilote pour la vaccination ? se demande l’Opinion. Une administration tatillonne, des responsables politiques dépassés, le faible nombre de vaccinés au cours de la première semaine de campagne suscite un débat explosif sur l’efficacité de l’appareil d’Etat.

Antoine Lévy, économiste, affirme que nous vivons « une crise politique »

Le Figaro titre sur les ratés de la vaccination, avec un exécutif sous pression. « C’est la colère et la honte » s’insurge Vincent Trémolet de Villers dans son Edito. Et l’éditorialiste s’interroge : « qui décide ? Qui applique ? Si l’art de gouverner est dans l’exécution, inutile de se cacher derrière des dénégations fracassantes : c’est une crise politique que nous vivons. C’est aussi le signe du déclassement Français ». Dans les pages débats du Figaro, l’économiste français au Massasshussets intitute of technology Antoine Lévy allume la stratégie de vaccination du gouvernement dans une tribune au vitriol. Il y dénonce les dénis français, l’obsession de la précaution, la certitude technocratique que l’intendance suivra, la peur de l’erreur et de la responsabilité pénale. Il prône la vaccination obligatoire dans les Ehpad, élargir l’autorisation de vacciner au-delà des généralistes, autoriser la reconnaissance mutuelle des vaccins anticovid d’un pays à l’autre.

 

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Vaccination : « le gouvernement et l’administration ont fait le choix délétère d’une inaction facile »

Autant dire que l’économiste demande à la France une véritable révolution de la décision. On peut aussi lire ceci dans cette tribune qui circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux : « à force de vouloir à tout prix éviter de commettre des erreurs qui risqueraient de les mettre face à leur responsabilité pénale, le gouvernement et l’administration ont fait le choix délétère d’une inaction facile. Ne pas agir et ne pas agir à temps c’est condamner à mort des dizaines de milliers de Français ». Plus loin Antoine Lévy ajoute « si le vaccin ne permettait que d’en finir une journée plus tôt avec les confinements à répétition il serait un investissement au rendement social chiffrable en milliards d’euros, mais après avoir dépensé sans compter pour financer le chômage partiel et les prêts garantis, on semble réticent à investir ne serait-ce que quelques centaines de millions dans le financement de l’infrastructure logistique indispensable à l’immunisation collective ».

David Abiker

 

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