Coronavirus : Philippe de Villiers, en appelle « au carré magique de la survie » – La Revue de Presse de David Abiker

Philippe de Villiers a accordé une interview au Figaro. Le fondateur du Puy du Fou fustige « le nouveau monde », qu’il perçoit comme « une rupture de civilisation ». Pour lui, la France peut sortir de la crise grâce à 4 piliers : les frontières, la souveraineté, le local et la famille.

« On assiste à la messe en ligne », dénonce Philippe De Villiers

Le créateur du Puy du Fou poursuit l’analogie du Monde entre la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame, endommagée par les flammes il y a tout juste un an, et le relèvement du pays face au coronavirus. C’est un interview habitée, hallucinée mais qui vaut le détour. Je vous en lis quelques extrait. « Aujourd’hui, Notre-Dame gît, entrailles ouvertes, elle est vide, silencieuse. Jadis, les ouvriers s’y rendaient pour guérir ».

 

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« Avec le virus, ils vont faire valoir leur droit de retrait pour ne pas risquer de l’attraper. Les temps changent. Avec le «nouveau monde», nous vivons une rupture allégorique de civilisation et aussi un renversement symbolique de la chrétienté millénaire. La piété populaire et les cierges de supplication entrent dans l’ère du virtuel. On assiste à la «messe en ligne». Et Antigone, bien qu’elle ait signé une attestation dérogatoire pour sortir, n’aura pas le droit d’aller enterrer son frère ».

 

 

Philippe De Villiers détaille son « carré magique de la survie » pour relever la France

Après avoir comparé le geste barrière à la frontière, l’ancien président du Conseil général de Vendée énonce sa solution pour sortir de la crise. « Pour sortir des impasses où les élites nous ont engagés depuis mai 1968, il faut revenir au carré magique de la survie. Le premier point du carré, c’est la frontière, c’est-à-dire la protection, ce pour quoi les États ont été inventés. Le deuxième, c’est la souveraineté, c’est-à-dire la liberté des peuples pour prendre des décisions rapides et ajustées ».

 

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« Le troisième coin du carré, c’est le local, donc le contrôle au plus proche des intérêts vitaux. Le quatrième point, c’est la famille ». Voilà une interview apocalyptique comme Philippe de Villiers en a le secret. Dans le Figaro, qui publie son récit, il a cette phrase : « Comme Notre-Dame, la France se relèvera ». Si c’est un souverainiste décliniste qui le dit, alors il y a peut-être de l’espoir.

 

 

David Abiker

 

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