Coronavirus : Comment se porte le marché musical en France ?

Créative Commons Roman Pohorecki

Des ventes physiques en berne mais un volet numérique résistant: le marché de la musique enregistrée en France affiche « un résultat tout juste positif » (+0,4%) au 1er semestre de l’année 2020, marqué par la crise sanitaire.

 

Les ventes physiques ont reculé de 36,8% mais le streaming a progressé de 17,7%

Selon le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) qui publie cette étude, ce « ralentissement brutal de la croissance retrouvée ces dernières années » (elle était de 12,7% l’an passé, avec 277 millions d’euros de chiffre d’affaires au premier semestre 2019, contre 279 cette fois) est bien sûr « imputable aux conséquences » de l’épidémie de coronavirus et « à la période de confinement du printemps dernier ». Le Snep salue néanmoins les « efforts » des producteurs de musique, « aux côtés des artistes » pour trouver « des fenêtres d’exposition innovantes ».

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Alexandre Lasch, directeur général du Snep, met aussi l’accent sur « la progression du streaming (+17,7%) », qui, conjuguée à la mobilisation de la filière musicale, a « permis de compenser le recul marqué des ventes physiques (-36,8%) dû à la fermeture de la plupart des points de vente ». « Compte tenu du lien étroit et de la complémentarité entre la musique enregistrée et la scène, il est indispensable que les concerts reprennent le plus tôt possible dans des conditions économiques et sanitaires satisfaisantes », conclut le responsable.

 

Le Snep incite les pouvoirs publics à soutenir la relance du marché de la musique enregistrée

Le Snep se veut optimiste pour la suite: « un premier semestre qui ne pèse traditionnellement que 40% du marché annuel, des sorties décalées sur la deuxième partie de l’année s’ajoutant à celles initialement prévues et les signes encourageants constatés sur les ventes physiques depuis le déconfinement, sont autant d’indicateurs positifs pour espérer raisonnablement une consommation soutenue durant les prochains mois ». Le syndicat incite cependant les pouvoirs publics « à maintenir et améliorer les mécanismes de soutien à la relance du marché de la musique enregistrée (…) notamment au travers du Centre national de la musique (CNM) ».

Philippe Gault (avec AFP)

 

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