Christian Estrosi : « Je ne désespère pas de peser à l’intérieur de ma famille politique »

Christian Estrosi était l’invité politique de Renaud Blanc ce mardi 9 juillet 2019, à 8h15. Le maire LR de Nice a dénoncé le sectarisme des dirigeants de son parti et appelle à une droite plus « tolérante ». Il estime que la reconquête des électeurs passent pas un retour aux fondamentaux de la droite.

Les Républicains : Christian Estrosi en appelle à une droite plus « tolérante »

« Il y a un vrai danger aujourd’hui. Je suis là pour être un signal d’alerte au sein des Républicains » a déclaré Christian Estrosi à propos de son parti qui tente « malheureusement de faire sauter les digues » entre la droite et l’extrême-droite.

Il regrette aussi que « ceux qui ont radicalisé depuis 2 ans les Républicains »  y occupent des poste-clés.

« Je recommande vivement qu’il y ait une nouvelle élection qui permette à une nouvelle direction d’émerger » a-t-il lancé.  Il ajoute : « J’appelle à une droite plus tolérante, on m’a d’ailleurs souvent qualifié de Macron-compatible ».

« Aujourd’hui, je me reconnais beaucoup plus dans ce que proposent Xavier Bertrand et Valérie Pécresse mais je ne suis pas sûr que c’est en quittant les Républicains que nous aideront la droite à se redresser » a-t-il déclaré.

« La droite doit retrouver ses fondamentaux légués par Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Je suis toujours Républicain car je ne désespère pas de peser à l’intérieur de ma famille politique ». 

Européennes : une « déroute » causée par le sectarisme des dirigeants LR

Le maire de Nice estime qu’Eric Ciotti, président de la commission nationale d’investiture des Républicains, ne respecte pas sa vision et le marginalise :

« On ne m’a pas invité une seule fois à prendre la parole. On n’a même pas organisé de meeting dans ma propre ville. C’est vous dire l’intelligence de celles et ceux qui ont organisé la campagne de ce pauvre Bellamy qui s’est retrouvé otage d’une organisation qui s’est dit par sectarisme : il y a des endroits où on ne fait pas campagne ».

Il considère par ailleurs que les leçons de la « déroute » des élections européennes n’ont pas été tirées.

 

Municipales : l’action face à ceux qui occupent « le ministère de la parole »

« Je ne suis pas dans le temps de la campagne. Je suis dans le temps du maire. Nous sommes jugés sur nos actes. En face, ce ne sont que des gens qui occupent le ministère de la Parole » a étrillé le maire de Nice.

Il assure par ailleurs que les élections municipales ne sont pas  question d’appartenance politique mais de projet :

 

L’élection d’un maire, ce n’est pas voter les Républicains ou voter En Marche. La question c’est : est-ce qu’on a un bon maire ou pas ? Est-ce qu’on a envie de le garder ou pas ? L’élection municipale ce n’est pas une question de partis ou d’étiquettes

Arthur Barbaresi 

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