Cecilia Bartoli, future directrice de l’Opéra de Monte-Carlo, veut « ouvrir la porte au monde baroque »

© Opéra Monte-Carlo

À l’occasion de la représentation par l’Opéra de Monte-Carlo du Comte Ory fin février, Cecilia Bartoli a tenu, dans un entretien à Euronews, à dire combien elle est prête à s’investir pour l’institution monégasque dont elle prendra la direction en 2023.

Pour Jean-Louis Grinda « les théâtres d’opéra doivent être dirigés par des artistes »

L’Opéra de Monte-Carlo (OMC) est l’un des rares dans le monde à pouvoir accueillir du public en pleine période de pandémie de Covid 19. Du 19 au 25 février, a pu ainsi y être joué, pour la première fois à Monaco,  Le Comte Ory de Gioachino Rossini avec Cécilia Bartoli dans le rôle de la Comtesse Adèle de Formoutiers. L’occasion pour la mezzo-soprano italienne de déclarer, dans un entretien à la chaîne Euronews tout son amour pour la maison monégasque où elle succédera à Jean-Louis Grinda en 2023.

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Le directeur de l’OMC depuis 2007 (également directeur des Chorégies d’Orange) qui se dit ravi de céder sa place à une enfant du sérail. « Je suis persuadé que les théâtres d’opéra doivent être dirigés par des artistes. Ils comprennent bien les enjeux de tout ce qui peut se passer dans un théâtre et ils savent prendre des risques » déclare-t-il, ajoutant « Cecilia Bartoli est une légende. On nomme une femme extraordinairement compétente, une artiste qui a marqué l’histoire de l’art lyrique ».

 

Cecilia Bartoli explique que l’acoustique de la salle Garnier est « incroyable »

Cette nomination à la tête de l’OMC est une nouvelle étape pour la cantatrice qui avoue ne n’y avoir jamais pensé lorsqu’elle a débuté dans la carrière. « Mon désir c’était surtout de faire de la musique avec d’autres musiciens. J’ai commencé avec le piano, j’ai un peu étudié la trompette et puis, le chant. Mais devenir directrice, je ne l’aurais jamais imaginé, c’est une surprise même pour moi » reconnaît-elle.

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Cecilia Bartoli, également directrice artistique du Festival de Pentecôte de Salzbourg, se dit prête à relever ce nouveau défi avec une institution renommée qui se produit dans le cadre de la salle Garnier de Monaco, un lieu prestigieux chargé d’Histoire. « C’est un lieu magique à l’acoustique incroyable » estime-t-elle, « Tous les plus grands chanteurs du passé et du présent y sont montés sur scène (…) C’est l’histoire de ce théâtre, c’est important. J’aimerais inviter des artistes qui n’ont jamais eu la chance de s’y produire, à venir y chanter ». De nouveaux artistes parmi les projets de la mezzo-soprano mais également un renouvellement du répertoire comme elle le confie : « Il y a aussi une porte qui peut s’ouvrir vers le monde baroque, mais aussi mozartien ».

Philippe Gault

 

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