Attaque à la préfecture de Paris : « Une affaire qui parait impossible » pour Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale

Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale et vice-président de la région Ile-de-France, était l’invité de Guillaume Durand ce lundi 7 octobre à 8h15. Après l’attaque de la préfecture de Paris, il appelle à une commission d’enquête parlementaire pour comprendre ce qui a dysfonctionné et dénonce le manque de moyen et de reconnaissance à l’égard des forces de l’ordre.

 

Attaque à la préfecture de Paris : « Une affaire qui parait impossible » selon Frédéric Péchenard

Pour Frédéric Péchenard, « C’est une affaire qui paraît impossible ». L’ancien directeur général de la police nationale a exprimé ce matin son incompréhension suite à l’attaque de la préfecture de police de Paris :« Il faut qu’il y ait une commission d’enquête parlementaire et comprendre comment cela a été possible ». Alors même que l’assaillant, Mickael Harpon, présentait des signes de radicalisation, comme la fréquentation d’une mosquée salafiste ou certains propos condamnables suite à la tuerie de Charlie Hebdo, « rien a été fait » a déploré le vice président la région Ile-de-France. Il a également comparé le choc de cette l’attaque à celle Magnanville (2016) où un couple de policiers avait été tué devant leur bébé. A la question de savoir si Christophe Castaner devait démissionner, Frédéric Péchenard a expliqué qu’il revenait au président de la République de prendre une telle décision. Il estime que c’est « un peu l’arbre qui cache la forêt ». Il ajoute : « Je n’aime pas montrer du doigt telle ou telle personne. Ce n’est pas seulement une question d’homme mais aussi de politique »

 

Le manque de considération des policiers

« La police va mal et manque de considération » a alerté l’ancien directeur général de la police nationale, qui dénonce l’état des commissariats en Ile-de-France. Peu de temps après la » marche de la colère » des policiers qui révèle un profond malaise de l’institution,  une des premières mesures préconisées par Frédéric Péchenard est le paiement immédiat des heures supplémentaires. Dans son livre Lettre à un jeune flic, il dénonce le manque de moyens des forces de l’ordre mais aussi l’insalubrité des lieux de travail :

« vous n’avez pas idée de l’état des commissariats. La première chose serait de faire travailler nos policiers dans un environnement convenable » 

 

Arthur Barbaresi 

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