Anne Hidalgo propose une primaire à gauche : un coup de théâtre est-il possible ?

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Anne Hidalgo a proposé ce mercredi 8 décembre une primaire pour désigner une candidature unique de la gauche. On se demande si c’est une tragédie ou une comédie que la gauche donne en représentation. Car enfin, ce n’est pas d’aujourd’hui que l’on que la dispersion de l’offre conduit à ce que chacun en soit réduit à faire de la figuration.

Anne Hidalgo et Arnaud Montebourg, au fond du trou, essaient de s’en sortir

Arnaud Montebourg et Anne Hidalgo ont lancé un appel à un sursaut unitaire. Mais qui a poussé Montebourg à se lancer en solitaire sans se soucier des autres ? Qui a poussé la maire de Paris à se déclarer en assurant qu’évidemment les socialistes n’avaient pas à se ranger derrière les écologistes. Ces deux-là au moins déplorent une situation qu’ils ont eux-mêmes provoqué et réclament ce qu’ils avaient refusé. La réalité est plus simple : la candidate socialiste et le candidat du Made in France sont tous les deux au fond du trou et cherchent désespérément comment en sortir.

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C’est très mal parti pour qu’une candidature unique émerge. Les Verts, n’en veulent pas. « La primaire, elle a déjà eu lieu », a tranché le patron du parti Julien Bayou. Jean-Luc Mélenchon, qui s’est remis en selle ce dimanche n’a pas plus envie de se sacrifier pour voler au secours d’Anne Hidalgo. Et n’oublions pas Fabien Roussel, patron d’un Parti communiste résiduel, dont la candidature n’a au fond pour objet que de priver Mélenchon de parrainages précieux. Cette idée de la maire de Paris relève plus de la panique que de la stratégie. Et au fond, c’est François Hollande qui résume bien les choses en expliquant qu’une « candidature d’union n’a de sens que s’il y a un programme commun et que tous les candidats partagent les mêmes conceptions ». On voit que c’est très loin d’être le cas. Fermez le ban.

 

Anne Hidalgo contribue-t-elle à discréditer la vie politique ?

Les embardées de la maire de Paris contribuent à discréditer la vie politique. Municipales 2020 : je ne serai jamais candidate à la présidentielle. Arrêtez de me reposer toujours la même question, je fais toujours ce que je dis. Quelques mois plus tard, elle était candidate. Automne 2021, mauvais sondages. Allez-vous vous retirez ? Jamais ! J’irai jusqu’au bout. Le 10 avril je vous affirme qu’il y aura un bulletin Hidalgo. Et arrêtez de me reposer toujours la même question, je fais toujours ce que je dis. Deux mois plus tard ? soyons responsables, faisons une primaire. Cela se passe de commentaires.

Guillaume Tabard

 

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