Louis Aliot « Trump était très loin dans les sondages derrière Clinton mais il a fini par gagner »

Ce matin à 8h15 sur Radio Classique

Louis Aliot, vice-président du Front National

Invité de Guillaume Durand

« Trump était très loin dans les sondages derrière Clinton mais il a fini par gagner »

Extraits :

A propos du débat de l’entre-deux tours

« La seule notion qui nous intéresse, c’est l’égalité. Après c’est le débat démocratique. »

A propos de sa démission de la présidence du FN

« Il s’agit du deuxième tour de la présidentielle, et le président des Français est celui de tous les Français. C’est un acte symbolique mais réel. Elle se place au-dessus de son parti politique, et en dehors pour parler à l’ensemble des Français quelle que soit leur opinion politique. »

A propos des sondages du 2nd tour

« Dans ce sondage 60% (Macron), 40% (Le Pen), le problème c’est seulement 10 points. La dynamique de campagne du 2nd tour va s’enclencher.»
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« Trump était très loin dans les sondages derrière Clinton et a fini par gagner. Le Brexit pareil. »
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« Maintenant qu’il n’y a que 2 candidats, on va pouvoir confronter les projets et on va s’apercevoir que celui de Macron est catastrophique. »
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« La seule différence entre lui et nous, est que nous n’avons jamais participé au pouvoir alors que lui était ministre de François Hollande, soutenu par ce dernier, et est en train de recycler toute la vieille classe politique française du centre, du centre-droit, du centre-gauche, du PS et même du parti communiste. C’est dire s’il est l’homme de l’ancien système. »

A propos du barrage républicain

« Il s’agit de forces mortes, qui ont échoué et ne représentent rien. Ce sont elles qui sont à la base de la décadence. »
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« Le Medef, c’est risible. Quand M. Gattaz dit que le cas échant où Marine Le Pen arriverait au pouvoir, il entrerait en résistance, tout le monde rigole. Il est le patron des patrons qui, avec un pin’s d’un million d’emplois, a pris tout le monde pour des imbéciles. Plus personne n’écoute ce qu’il dit, pareil pour Hollande. »

A propos des futurs rapprochements du FN

« Oui, un rendez-vous est prévu avec M. Dupont-Aignan. Il s’agit d’un appel que nous lançons aux souverainistes et notamment à M. Dupont-Aignan, à M. Guaino. »
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« Dans la ruralité, on a passé sous silence les score de M. Lassalle. Moi dans mes Pyrénées, il n’est pas marginal. Et l’élection présidentielle se jouera peut-être à moins d’1%, sans compter que les eurosceptiques de ce 1er tour sont majoritaires. »

A propos d’un possible vote caché au 2nd tour

« Il sont une bonne moitié. Le problème de la droite LR aujourd’hui est qu’elle a été vampirisée par le centre et le centre-gauche. On voit bien que Nathalie Kosciusko-Morizet, M. Estrosi, M. Chatel… tous ces gens-là sont des faussaires de droite. Les gens de droite chez les Républicains se sentent abandonnés, d’abord par M. Fillon. Ce dernier a fait un premier tour totalement hostile à M. Macron et, directement après celui-ci, dit qu’il votera pour lui. C’est dérisoire. Ce sont des menteurs, des manipulateurs, des gens qui ont trompé leur électorat. Lorsqu’on est de droite, attaché à une conception conservatrice de la société, on ne peut pas appeler à voter Macron. »
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« Les gens ne veulent pas à nouveau voter pour un autre Hollande. »
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« Les grands partis que l’on a connus sont en train de disparaître. »

A propos des membres nazis du FN et de la dédiabolisation du parti (et son surnom de « Loulou la purge »)

« Ils représentaient une minorité. »
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« J’ai été obligé de le faire [renvoyer les membres extrêmes] car c’était incompatible avec les valeurs que l’on défendait, d’un FN qui défendait le patriotisme et la résistance. Et de ce point de vu là, certains avaient des comportements contradictoires avec nos valeurs. D’où Loulou la purge.»
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« Les gens se braquent sur une extrême-droite qui n’existe pas. Plus personne ne croit que le FN est d’extrême-droite. Il faut être furieux pour le penser. Quant à M. Fillon qui donne des leçons à Nathalie Kosciusko-Morizet, Maurice Papon et René Bousquet n’étaient pas au Front mais appartenaient au PS. »

A propos du fait qu’il avait fait applaudir Bastien Thierry (l’un des responsables de l’Attentat du Petit-Clamart)

« Je suis issu d’une famille qui a été trahie et abandonnée par la politique algérienne d’un gouvernement de De Gaulle. Il est évident que nous défendons ceux qui ont défendu l’Algérie française. »
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« La question ne se pose pas mais je ne crois pas que j’aurais participé à l’attentat du Petit-Clamart. Le suffrage et la démocratie sont plus forts que tout le reste. Donc je ne m’interroge même pas. »
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« L’Algérie française est une fracture historique. De Menton à Perpignan, les mairies qui sont républicaines ne manquent pas de défendre cette mémoire-là. »

A propos de De Gaulle

« Il y a plusieurs De Gaulle. Il est l’histoire de France, la résistance, la conception de la grandeur de la France ; surtout, c’est une conception de l’Europe. Et contrairement à ce que vous dites, Jean-Marie Le Pen s’est revendiqué du général De Gaulle dans de nombreux discours au point qu’en 99, le n°2 de la liste de Jean-Marie Le Pen aux élections européennes était Charles De gaulle, le petit fils du général. »
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« Sur l’Europe et la résistance, je suis certainement plus défenseur de De Gaulle que d’autres. »
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« J’ai voté, malheureusement Chirac au 2nd tour de 88, et Le Pen au 1er. »

A propos des différences de programme concernant le recrutement de fonctionnaires

« La différence, réside dans le fait que l’un a été au pouvoir contrairement à l’autre. »
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« Macron ne fera rien car la feuille de route européenne dont il se revendique interdit à la France de faire des dépenses supplémentaires sur les dépenses publiques. »
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« Je crains que son modèle soit la dérégulation totale des services publics pour la livrer à la compétition internationale avec les conséquences que l’on connait. »

A propos de la mise en place de frontières

« Depuis les attentats, on a vu que les frontières étaient utiles ; qu’il faudrait même les rétablir pour les surveiller un peu. Car entre bloquer une frontière et la contrôler, il y a une différence. Nous devons retrouver des frontières pour contrôler et réguler. »
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« Il faut une présence aux frontières. A Cerbère, si on voulait passer avec des armes on le ferait tous les jours. »
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« Il existe des moyens de prévention, pour détecter les armes, la drogue…dont la France manque. »
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« Il faut évidemment recruter des douaniers. »
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« Le chiffrage est en ligne, sur le site de Marine Le Pen. »

A propos de Macron

« Il est la créature de François Hollande. C’est lui qui va défendre son bilan, qui est responsable du chômage, de la faillite et de la dette. »
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« Nous ne ferons pas les mêmes économies que lui. Macron veut plus d’immigration et plus d’Europe, donc il ne les fera pas là-dessus contrairement à nous. »
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« Les marchés financiers se sont réjouis du score de M. Macron. C’est bien qu’il est l’emblème du système en place, de la financiarisation des échanges et de cette mondialisation dont les Français ne veulent plus. C’est pour ça que ce 2nd tour est l’heure de vérité. Il sera obligé de défendre ses amis au détriment des intérêts vitaux du peuple. »

A propos du propos de M. Asselineau sur l’article 50 pour sortir de l’Europe

« Il dit des choses intéressantes mais sur ces questions-là, il ne dit pas la vérité. Quand on est à la tête d’un Etat comme la France et qu’on décide de renégocier les traités, quel que soit l’article mis en œuvre, tout le monde est obligé de venir à la table des négociations. »
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« Sans la France, il n’y a plus d’Europe. »

A propos de l’euro

« L’euro n’est qu’un élément du puzzle européen. C’est la renégociation totale du schéma qu’il faut entreprendre. »
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« C’est l’Allemagne qui a voulu l’euro. Ce dernier est d’ailleurs taillé à sa mesure. L’Allemagne a ensuite connu une économie dynamique et celle de la France a commencé à chuter. »

A propos du FN

« Il existe un extrémisme de gauche mais pas de droite. »
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« Nous ne sommes pas des héritiers mais une force née des injustices. »
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« La droite est en train de mourir de ses contradictions. Elle explose car il n’y a pas de logique des choses. »