Un chagrin d’amour de Stendhal : à 35 ans, il a failli perdre la raison pour l’Italienne Matilde

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Et si l’un des plus grands écrivains français avait connu un amour si dévorant qu’il en avait perdu la raison ? Une calèche, un déguisement, une femme insaisissable… voici l’histoire secrète du cœur de Stendhal.

Henri Beyle – le vrai nom de Stendhal – a déjà 35 ans lorsque l’amour le foudroie. Il fait la connaissance en Italie d’une certaine Matilde Viscontini Dembowski, pour laquelle il va rapidement développer une obsession.

Il écrit qu’il ne s’aperçoit pas tout de suite de l’impact qu’aura sur lui cette rencontre qui date du 4 mars 1818. Mais peu à peu, il ne peut plus travailler, ne pense qu’à elle, qu’à cette rencontre, soupèse chaque mot échangé. Matilde a pris possession de son esprit.

Stendhal rêve debout et il souffre

La jeune femme, qui vit séparée de son mari, est disposée à le revoir, lui témoigne de la bienveillance, mais elle est loin d’imaginer l’ampleur des sentiments de Stendhal à son égard. Le moindre mot, le moindre battement de cil est surinterprété. Il rêve debout et il souffre, cet amour passion est à la fois sa plus grande félicité et sa plus grande infortune.

Matilde, le grand amour malheureux de Stendhal/Wikimedia commons

Lorsqu’il part pour la rejoindre à Volterra, en Toscane, sans en avertir personne, il est tendu, fiévreux. Matilde lui lance un regard noir et le reçoit avec une froideur terrible. Elle lui adresse une lettre si glaciale qu’il en perd la raison, et pense mettre fin à ses jours.

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Cet épisode va lui inspirer un de ses traités les plus célèbres, De L’amour, qui décrit le phénomène de la cristallisation, c’est-à-dire vivre l’illusion de l’amour plutôt qu’éprouver les sentiments eux-mêmes.

Dans ce podcast inédit des Grands Dossiers de l’Histoire, Franck Ferrand vous raconte ce chagrin d’amour qui a marqué la littérature française

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