La Belle époque porte aux nues Vermeer, considéré comme le plus grand des peintres. Il est notamment célébré par Marcel Proust. Mais en vérité, un demi-siècle plus tôt, le Hollandais avait complètement disparu des mémoires.
Un critique français, Théophile Thoré-Burger, va tirer Vermeer de l’oubli. Sa première étude de la Vue de Delft, aujourd’hui exposé au Mauritshuis, le plus grand musée de La Haye, paraît en 1858. L’année d’après, il parle du peintre comme d’un « original incomparable, un inconnu de génie, un sphinx si provoquant », et va partir en quête des tableaux de Vermeer.
Il est capable de décrire La Femme en bleu lisant une lettre dans un article faisant une vingtaine de pages, et ce sont des commentaires enthousiastes où l’on sent que Thoré-Burger est fasciné par cet artiste mystérieux. La plupart des tableaux attribués à Vermeer passeront entre les mains du collectionneur, qui en achètera un certain nombre.
La gloire de Vermeer est sauvée
En 1866, il permettra la première exposition du Hollandais à Paris. Sur les 11 tableaux, seuls 4 sont aujourd’hui attribués à Vermeer, mais peu importe, un nouveau maître est reconnu. Les années 1870 et 1880 vont lui faire un triomphe : la gloire de Vermeer est sauvée.
Franck Ferrand vous raconte cette quête passionnante d’un amoureux de la peinture hollandaise :
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