Anna Pavlova, le cygne du ballet russe qui captiva le monde entier

MARY EVANS/SIPA

Icône du ballet classique, première danseuse à parcourir le monde avec sa compagnie, Anna Pavlova reste associée au rôle de La Mort du cygne qu’elle aura marqué de sa grâce incomparable.

Pour la première publique de La Mort du cygne, Anna Pavlova rentre sur la scène du Théâtre de la noblesse de Saint Pétersbourg dans un costume dessiné par Léon Bakst, grand costumier des ballets russes. Elle porte un tutu mi-long fait de plumes de cygne fixées sur un tulle blanc pailleté, vaporeux et un bandeau de plumes lui encercle la tête. Malgré le lien avec le fameux ballet de Tchaïkovski, le solo qu’elle s’apprête à danser est une chorégraphie différente, inventée par elle-même sur une musique de Camille Saint-Saëns.

« Jamais en Russie on n’avait vu une ballerine entrer dos au public et s’y remettre au milieu du solo », explique la journaliste Martine Planells. « L’immobilité est une autre innovation et le corps, qui se laisse aller à des chutes répétées, est inconcevable pour les canons classiques. » Il n’y aura pourtant pas de triomphe ni d’écho à cette soirée qui va rester confidentielle, sans doute un peu trop en avance pour l’époque.

Elève de l’Ecole impériale de ballet

Anna se donne à ce rôle, qui finira par connaître le succès, et s’y reconnait pleinement. Camille Saint-Saëns en personne, après une représentation à Londres, parlera de son solo comme d’« un chef d’œuvre où la musique et la danse se confondent dans une parfaite harmonie ».

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Née en février 1881 à Saint Pétersbourg, d’une mère blanchisseuse et célibataire et d’un père inconnu, elle fut une enfant chétive puis une jeune élève de l’Ecole impériale de ballet, avant de devenir une des meilleures danseuses de ballet classique au monde, « La Pavlova ».

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