Estelle Brachlianoff (Veolia) : « Une mauvaise décision est préférable à l’absence de décision »

Crédits : Christophe Majani

Estelle Brachlianoff fait partie d’un club très fermé, celui des Directrices Générales d’un groupe du CAC 40. Dans son cas, il s’agit même du leader mondial de service à l’environnement, Veolia.

Veolia/Suez compte 220 000 salariés pour un chiffres d’affaires de 38 milliards d’euros

Après Catherine MacGregor, chez ENGIE et Christel Heydemann, nouvelle Directrice Générale d’Orange, Estelle Brachlianoff est la 3ème femme à prendre les commandes d’un grand groupe coté à l’indice phare de la bourse de Paris. A une différence près, elle est la seule à accéder à la fonction par promotion interne, et ce n’est pas rien. Chez Veolia depuis 17 ans, elle a fait ses classes dans le nettoyage industriel puis la gestion de déchets en Ile-de-France, avant de partir pendant 6 ans au Royaume-Uni, ce qui lui vaudra d’ailleurs de rencontrer la Reine Elisabeth II.

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Ces dernières années, elle est revenue au siège, aux côtés d’Antoine Frérot, et a activement participé à l’OPA lancée sur le frère ennemi, Suez. Une OPA que Veolia a fini par gagner, après 18 mois de combat acharné. Cette succession a été voulue et organisée par Antoine Frérot, devenu depuis le 1er juillet, président de Véolia. Lui n’avait pas bénéficié des mêmes conditions lorsqu’il avait repris les rênes de l’entreprise. Veolia est au cœur de la transition écologique avec des activités allant de l’alimentation en eau, jusqu’au traitement des déchets en passant par la gestion de l’énergie. Et depuis le rachat de Suez, le groupe compte désormais 220.000 salariés pour un chiffre d’affaires de 38 milliards d’euros.

 

Les phrases-clés d’Estelle Brachlianoff

« Je ne pense pas qu’on puisse toujours prendre des bonnes décisions. Parfois, même une mauvaise décision vite corrigée est meilleure que pas de décision du tout »

« En France on a l’habitude d’ouvrir le robinet et l’eau arrive. Il n’y a pas de sujet de rareté. On est en train de découvrir au fur et a mesure des sécheresses plus fréquentes, du réchauffement climatique qu’en fait l’eau est un bien précieux »

 

Le morceau qui inspire Estelle Brachlianoff


« Il y a d’un côté Les Variations Goldberg de Bach et Bitches brew de Miles Davis. Ça me permet de m’évader. Et puis un peu de Miles Davis qui part en live, ça permet de rester créatif, d’avoir l’esprit qui s’aère »

Céline Kajoulis

 

 

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