A l’occasion de la publication de son premier album en solo, chez Alpha, Lucile Boulanger sera, ce jeudi 17 mars à 20h, l’invitée du Journal du classique.
La viole de gambe a aussi inspiré Bach
C’est l’une des nouvelles grandes figures de la viole de gambe. Lorsqu’elle ne joue pas au sein de Pygmalion, des Musiciens de Saint-Julien et d’autres remarquables ensembles de musique ancienne, Lucile Boulanger se fait l’ambassadrice du répertoire solo pour son instrument et entend bien élargir nos horizons. Car la viole de gambe n’a pas uniquement inspiré Marin Marais, Monsieur Sainte-Colombe, les Forqueray ou les maîtres anglais. Des compositeurs germaniques l’ont aussi célébré, tels Jean-Sébastien Bach et Carl Friedrich Abel que la musicienne a choisi de mettre à l’honneur dans son double album sorti chez Alpha. Ce programme fait subtilement dialoguer des transcriptions de pages de Bach écrites à l’origine pour clavier, violoncelle ou luth et des solos pour viole de gambe de Carl Friedrich Abel, qui était lui-même un grand virtuose de l’instrument. L’occasion pour Lucile Boulanger de souligner tant la virtuosité que la profondeur et la si touchante vulnérabilité de la viole de gambe.
Laure Mézan