Soulagement pour les luthiers européens : le Brésil revoit sa position sur le pernambouc, ce bois rare qui sert à fabriquer les archets

Vyacheslav Prokofyev/TASS/Sipa U/SIPA

C’est la fin de plusieurs mois d’angoisse pour les archetiers, violonistes, violoncellistes et autres utilisateurs d’archets. Le Brésil, qui comptait interdire le commerce du pernambouc, un bois rare qui sert à fabriquer les archets, accepte finalement d’assouplir sa position.

Pour Fanny Reyre-Ménard, luthière à Nantes et Présidente de la Chambre syndicale de la facture instrumentale C’est un immense soulagement : « C’est le fruit de mois et de mois de travail »Tout s’est accéléré ces derniers jours à la COP20, à Samarcande en Ouzbékistan, dédiée aux espèces sauvages. Elle avait pourtant mal débuté.

« Le Brésil est arrivé en demandant de passer le pernambouc sous un régime de protection maximum, un principe d’interdiction totale du commerce. C’était, de fait, la fin de l’activité d’archetier pour fabriquer des archets neufs », explique Fanny Reyre-Ménard

Le pernambouc sera commercialisé, mais avec des contrôles renforcés

Le Brésil a finalement plié [grâce à un appel d’Emmanuel Macron au président Lula, selon nos confrères du Point]. Ce bois rare pourra être commercialisé, les archetiers devront malgré tout se soumettre à des contrôles renforcés pour éviter les trafics notamment.

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« Pour nous, ça va être un peu plus de contraintes administratives, mais franchement, on l’accepte bien volontiers », souligne la luthière, qui ajoute que « les archetiers français et européens travaillent avec des stocks légaux déjà enregistrés depuis 2007. Ça ne va que aller dans le sens de ce qu’on fait déjà, mais de façon renforcée ». Le texte a été approuvé lors du vote des 183 États qui participent à la COP, les nouvelles règles entreront en vigueur dans les 90 jours qui suivent le vote. 

Servane de Pastre

 

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