C’est après avoir triomphé au pied levé de la Neuvième Symphonie « la Grande » de Schubert que Maxim Emelyanychev fit ses débuts à la tête de l’Orchestre de chambre d’Ecosse.
Les membres de la formation, impressionnés par son charisme, lui ont demandé dans la foulée d’enregistrer la Symphonie à leurs côtés en plus d’être leur nouveau directeur musical. C’est chose faite depuis 2019 ; et force est de constater que la greffe a pris.
La phalange était toute désignée pour interpréter la Symphonie n° 3 « Ecossaise ». Frappe le travail d’orfèvre réalisé au niveau des phrasés et de l’articulation. Le jeune chef issu du monde baroque (et remarquable claveciniste) peut tout demander à ses musiciens qui lui répondent comme un seul homme.
Un charisme palpable
Les cordes, notamment, se singularisent par un beau travail sur les coups d’archet. Mais les timbales (frappées avec des baguettes de bois) et les vents ne sont pas en reste, à qui Mendelssohn réserve de beaux solos, de la clarinette du Deuxième Mouvement de l’Ecossaise aux trombones de la Réformation dont le Final reprend le choral protestant « Ein’ feste Burg ist unser Gott ». Emelyanychev tend une grande arche du début à la fin de l’œuvre ; la marque distinctive des grands chefs !
Jérémie Bigorie
Felix Mendelssohn : Symphonies n° 3 « Ecossaise » et 5 « Réformation ». Orchestre de chambre d’Ecosse, dir. Maxim Emelyanychev (Linn)
Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin.
Retrouvez l’actualité du Classique