Conçu en partenariat avec Romeo Castellucci, cette lecture du testament mozartien présente un jeu de miroir inédit
Sublime réflexion de l’homme devant sa finitude et sur l’au-delà, le Requiem de Mozart dépasse le simple domaine de la musique pour atteindre l’universel. Nourrie par une expérience marquante auprès du metteur en scène Romeo Castellucci, et ponctuée de pages sacrées antérieures, la lecture que nous propose Raphaël Pichon de cette œuvre testamentaire est bouleversante.
« On dit souvent qu’il y a une forme de sobriété, de gravité, voire d’austérité dans l’écriture du Requiem. Pour ma part, je parlerais plutôt d’humilité et de douceur […]. Le message de fraternité dont Mozart se sent le dépositaire depuis son engagement total en franc-maçonnerie semble déterminer le caractère des premières mesures : son Requiem sera avant tout l’expression d’une foi en l’humanité avant d’être celle d’une foi en Dieu », témoigne le chef qui insère des petits trésors méconnus entre les différentes parties de la messe.
Raphaël Pichon très inspiré
Ce Requiem de Mozart, même délesté des images, est résolument théâtral. L’interprétation suit l’alternance de moments de terreur, de joie, de supplication, d’élévation et de piété, en accordance avec le message délivré par les Écritures
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Très inspiré, Raphaël Pichon déploie toute l’intensité de sa force envoûtante à la tête de son ensemble Pygmalion. Il est secondé par un plateau vocal au cordeau : Ying Fang (soprano), Beth Taylor (mezzo-soprano), Laurence Kilsby (ténor) et Alex Rosen (basse).
Jérémie Bigorie
Wolfgang Amadeus Mozart : Requiem. Solistes, Pygmalion, dir. Raphaël Pichon (Harmonia Mundi)
Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin.
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