À l’occasion d’une conférence de presse en ligne, au cours de laquelle il présentait son nouvel album, le célèbre pianiste chinois Lang Lang a expliqué que les excellentes performances des pianistes asiatiques dans les récents concours internationaux sont dues à un entraînement intensif et à leur participation régulière à des compétitions.
Lang Lang a été ovationné ce mardi à la Philharmonie de Paris où il donnait un récital avec Cecilia Bartoli. La veille, alors qu’il présentait aux journalistes son nouvel album Pianobook 2 (Deutsche Grammophon), un double-CD qui réunit des chefs-d’œuvre classiques ; des thèmes cultes de jeux vidéo ; de dessins animés et de films, le pianiste chinois a été interrogé sur l’éclatante domination des pianistes d’origine asiatique dans les grandes compétitions mondiales.
En témoignent notamment le palmarès du récent concours Chopin à Varsovie dont les cinq premières places ont été conquises par des pianistes chinois, sino-américain et japonais ou encore la victoire du jeune pianiste sud-coréen Kim Sae-hyun lors du Concours Long-Thibaud en mars dernier à Paris. Sans oublier Aristo Cham, originaire de Hong Kong, lauréat en juin du concours Van Cliburn, où il a succédé à Yunchan Lim, lui aussi sud-coréen, sacré en 2022.
« Je trouve très positif que les artistes asiatiques s’inspirent mutuellement »
L’exemple sud-coréen qui, pour Lang Lang serait source de motivation pour tous les jeunes pianistes asiatiques. « Ces derniers temps, les pianistes coréens semblent rafler les premières places dans presque tous les grands concours internationaux. Je pense que les pianistes chinois sont grandement inspirés par leurs homologues coréens », a affirmé Lang Lang, ajoutant : « Je trouve très positif que les artistes asiatiques s’inspirent mutuellement et obtiennent d’excellents résultats en compétition ».
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Pour le grand pianiste chinois : « Il semble que les artistes asiatiques s’entraînent avec plus d’assiduité. Grâce à cet entraînement intensif, je pense que leur précision répond aux exigences élevées des compétitions. Je pense également que, participant à de nombreuses compétitions, ils sont mieux habitués à l’environnement compétitif ».
Une émulation à laquelle participe activement Lang Lang, par le biais de la fondation qu’il a créée après les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 mais également à travers le studio qui porte son nom et qu’il a inauguré en 2021 au centre national des arts et du spectacle de Pékin.
Philippe Gault
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