Le Théâtre de la Monnaie de Bruxelles a annoncé la mort de Philippe Boesmans le dimanche 10 avril à l’âge de 85 ans. Figure de la musique classique contemporaine belge et internationale, ce pianiste, premier prix du Conservatoire de Liège, se tourna dans les années 60 vers la composition en tant qu’autodidacte et ses œuvres ont été jouées dans les plus grandes maisons d’opéra en Europe.
Philippe Boesmans doit beaucoup à Gérard Mortier
À l’instar d’immenses compositeurs tels que Mozart ou Verdi, Philippe Boesmans avait été honoré en 2014 d’une pastille à son nom sous la loge royale dans la salle du Théâtre Royal de la Monnaie. C’est dire si le compositeur belge a compté pour l’institution bruxelloise dont il fut, de 1985 à 2005 compositeur en résidence, nommé par Gérard Mortier qui lui commanda plusieurs œuvres et lui permis également d’être joué à l’Opéra de Paris.
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Né en mai 1936 à Tongres, en Belgique, Philippe Boesmans étudia le piano au Conservatoire Royal de Liège (1er prix en 1957) puis se lança, en autodidacte, dans la composition et dans la production au sein de la RTBF avant de rejoindre le Théâtre Royal de la Monnaie. Il est l’auteur d’une trentaine d’œuvres majeures dont certaines ont été jouées en France, notamment Wintermärchen en 2000 à Lyon et au Théâtre du Châtelet, Yvonne, princesse de Bourgogne, créé au Palais Garnier en 2009 ou encore Pinocchio, créé au Festival d’Aix-en-Provence en 2017.
We are very saddened to learn of the death of our dear house composer Philippe Boesmans. Our Artistic Director Peter de Caluwe wishes to remember Philippe for his humanism, his humour and his generosity. His contribution to La Monnaie and to contemporary opera is invaluable. pic.twitter.com/JBfaSdOgCu
— La Monnaie De Munt (@LaMonnaieDeMunt) April 11, 2022
L’opéra Julie de Philippe Boesmans sera joué début mai à Dijon
Dans un communiqué, la direction de la Monnaie salue « l’humanisme, l’humour et la générosité » de Philippe Boesmans dont « la contribution artistique au monde de l’opéra contemporain est inestimable ». L’institution bruxelloise proposera en décembre la première de On purge bébé, sa dernière œuvre, d’après la pièce éponyme de George Feydeau. Le mois prochain, du 4 au 7 mai, c’est au Grand Théâtre de Dijon que sera donné son opéra Julie, inspiré d’une œuvre du dramaturge suédois August Strindberg, qu’il créa en 2005.
Philippe Gault