Marina Viotti révèle sur les réseaux sociaux qu’elle a souffert d’un cancer il y a cinq ans mais qu’elle est désormais « « 100% guérie ». La photo qui illustre le prochain album de la mezzo-soprano franco-suisse a été prise à l’époque où elle combattait la maladie.
À l’occasion des JO de Paris 2024, Marina Viotti, qu’on a vue chanter avec le groupe de métal français Gojira lors de la cérémonie d’ouverture à la Conciergerie et lors de la parade le 14 septembre sous l’Arc de Triomphe, a prouvé qu’elle avait une forme olympique. Qui aurait pu imaginer qu’il y a 5 ans la mezzo-soprano franco-suisse avait souffert d’un lourd cancer (lymphome de Hodgkin qui touche les ganglions lymphatiques au niveau du cou) ?
C’est ce que Marina Viotti a révélé dans un message sur Facebook dans lequel elle prévient ses admirateurs qu’ils risquent d’être choqués par la photo la montrant avec le crâne rasé en illustration de son prochain album Melankhôlia “In darkness through the light” (chez Naïve le 11 octobre) et les rassure car, confie-t-elle « C’est une bataille que j’ai gagnée, je suis 100% guérie maintenant »
« J’avais peur d’être jugée, de perdre mon emploi de chanteuse d’opéra »
La chanteuse explique avoir gardé ce douloureux épisode de sa vie secret « surtout par peur : peur d’être jugée, peur de perdre mon emploi de chanteuse d’opéra, peur de devenir pas fiable ou faible aux yeux de beaucoup, surtout professionnellement ».
Pourquoi cette photo en couverture de cet album ? « Parce que cet album a été la playlist de mon voyage à travers le cancer, c’est la seule musique que je pouvais chanter, et dans laquelle j’ai trouvé une forme de paix et d’acceptation, face à l’obscurité ».
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Dans ce disque, accompagnée par le joueur de luth Vincent Flückiger et le multiinstrumentiste Fred Chapuis, Marina Viotti interprète 8 airs du compositeur anglais John Dowland (1563-1626) et des arrangements personnels de chansons pop/folk de U2, Neil Young, Björk et Lana Del Rey.
Dans un registre plus classique on retrouvera Marina Viotti du 26 septembre au 18 octobre à l’Opéra Bastille dans Faust de Charles Gounod aux côtés du ténor samoan Pene Pati et du baryton girondin Florian Sempey.
Philippe Gault
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