L’excentrique et prolifique compositeur et chef d’orchestre finlandais Leif Segerstam est mort

Crédit : Erso

Le chef d’orchestre et compositeur finlandais Leif Segerstam, qui a dirigé des ensembles dans le monde entier, écrit plus de 370 symphonies et se faisait appeler « le Jésus de la musique », est décédé à l’âge de 80 ans, ont rapporté mercredi les médias finlandais.

La chaîne publique finlandaise YLE a annoncé le décès à l’âge de 80 ans de Leif Segerstam, citant son fils Jan, qui a déclaré que son père était décédé après une brève maladie. Il était connu pour sa conduite d’orchestre capricieuse et énergique, sa stature impressionnante (plus de 150 kilos) et ses longs cheveux blancs ainsi que sa barbe qui lui donnaient un air de Père Noël quand il guidait les musiciens.

Né le 2 mars 1944 à Vaasa, dans une famille de musiciens, cet enfant prodige a appris à lire à l’âge de trois ans, à déchiffrer des partitions à cinq ans et à composer son premier morceau à six ans. « Je suis presque comme le Jésus de la musique », a-t-il déclaré. « Dans le monde de la musique, je possède des vérités aussi précieuses que les enseignements de Jésus ».

Un mélange de Brahms, de Karl Marx et de Santa Claus

Formé au violon et au piano à l’académie Sibelius d’Helsinki, puis à la direction d’orchestre au sein de la Juilliard School de New York, Leif Segerstam a dirigé des orchestres comme chef invité dans le monde entier, notamment le Symphonique de Chicago, le Philharmonique de Los Angeles, l’Orchestre Symphonique de la radio de Vienne, le Symphonique de Toronto et le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra.

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Jusqu’en 2007, Leif Segerstam a été chef principal et directeur musical de l’orchestre philharmonique d’Helsinki, dont il était devenu chef émérite. Il fut également depuis chef principal à l’orchestre philharmonique de Turku. Parallèlement à cette riche carrière de chef d’orchestre, Leif Segerstam se révéla compositeur plus que prolifique avec plus de 370 symphonies à son actif. Concernant sa stature impressionnante, il la décrivait lui-même comme « un mélange de de Johannes Brahms, de Karl Marx et de Santa Claus ».

Philippe Gault (avec AFP)

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