Le « Bad Boy » parle

Enfant terrible " de la musique américaine, George Antheil eut, à l’occasion de son séjour parisien des années 1920, un supporter de choix en la personne du poète et critique d’art Ezra Pound. Attaché aux mouvements dadaïste et futu­riste avec, entre autres, une série de sonates pour piano ainsi qu’une Jazz Symphony et le fameux Ballet mécanique sur des images de Fernand Léger, il connut une gloire passagère s’accompagnant d’un manifeste esthétique (c’est l’époque) rédigé et publié à Chicago par l’ami Pound dès 1927 et jamais traduit en totalité en français. C’est l’occasion de retrouver la verve et le panache du poète, avant le malheureux engagement profasciste de celui-ci. 
Antheil et le Traité d’harmonie, Ezra Pound, traduit de l’anglais et annoté par Philippe Mikriammos, Pierre-Guillaume de Roux, 190 p., 23 €.