Ce lundi 9 décembre à 20 heures,dans « Le Journal du Classique », Laure Mézan reçoit Simon–Pierre Bestion, chef de la compagnie «La Tempête» à l’occasion de la publication de son enregistrement des «Vêpres» de Monteverdi.
Une interprétation aussi fascinante que personnelle des «Vêpres»
C’est une interprétation aussi fascinante que personnelle des «Vêpres» de que nous livre Simon–Pierre Bestion chez Alpha. «On sait que Monteverdi n’a jamais pu les faire jouer d’un seul tenant. C’est une œuvre composite. Cela justifie d’autant plus la possibilité d’en faire quelque chose de nouveau» nous a confié le chef de la compagnie «La Tempête» dont on connaît et apprécie la démarche particulièrement créative.
Aussi s’est–il lancé dans un travail d’orchestration et de réécriture afin de reconstituer l’oeuvre, de se la réapproprier soulignant la liberté de l’interprète dont le rôle est primordial pour faire vivre une musique.
Et cette liberté l’a conduit à concevoir un office à caractère multiculturel, mettant en avant les influences orientales de la partition de Monteverdi, reflétant le cosmopolitisme de Venise, ville où transitaient alors de nombreux voyageurs venus du Moyen–Orient.En témoigne, un traitement vocal particulier, mêlant chants lyriques, récitations grégoriennes, faux bourdon ou voix rauques. C’est ainsi que certaines parties évoquent les chants d’un muezzin que Monteverdi a peut–être entendu. «Je me plaît à l’imaginer» nous dit Simon Pierre Bestion.
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