Depuis le début du mois de juillet, les automobilistes qui circulent sur l’autoroute E84 à Fujaïrah aux Émirats Arabes Unis peuvent entendre l’Ode à la joie lorsqu’ils roulent sur une portion de 800 mètres. Un projet artistique mais utile pour la prévention routière.
Depuis le milieu des années 90 les projets de « routes musicales » se multiplient dans le monde, de Gylling, la première au Danemark, à Sapporo au Japon en passant par Villepinte en France, où fut installé provisoirement ce type de dispositif boulevard Casanova en 2000. Le concept consiste à poser sur certains tronçons de ces routes des bandes rugueuses sonores le long de la chaussée avec, comme premier objectif, d’alerter les automobilistes inattentifs.
Aux Émirats Arabes Unis, une première installation avait été mise en place en 2023 près d’Al Aïn (émirat d’Abou Dabi). Sur un morceau de cette route, les automobilistes qui roulaient sur ces fameuses bandes rugueuses pouvaient entendre l’hymne du pays : Īshī Bilādī. Depuis le début du mois de juillet c’est sur une portion d’une autoroute près de l’émirat de Fujaïrah que le dispositif a été mis en place.
La première route musicale permanente du monde arabe
Sur ce tronçon de 800 mètres de l’autoroute E 84, les rainures en question, lorsqu’on roule dessus à la vitesse de 100 km/h, provoquent des vibrations qui reproduisent la mélodie de l’Ode à la joie, le célèbre air final de la 9e Symphonie de Ludwig van Beethoven et hymne de l’Union Européenne, perceptible à l’intérieur des véhicules concernés.
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Outre l’objectif de prévention du danger sur la route, ce projet à vocation artistique, développé par l’Académie des Beaux-Arts de Fujaïrah, vise à intégrer la musique au quotidien dans la région. Concernant le choix d’une musique classique européenne, le directeur de l’institution, Ali Obaid Al Hefaiti, déclare qu’il encourage toujours ses étudiants à « explorer différentes cultures ». Selon les autorités émiraties, la Sheikh Khalifa bin Zayed Road, serait la première route musicale permanente du monde arabe.
Philippe Gault
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