Transavia réduit la taille de ses sièges et refuse les violoncelles en cabine, une célèbre musicienne obtient une dérogation

Sur les réseaux sociaux, la violoncelliste française Astrig Siranossian raconte la mésaventure qui lui est arrivée alors qu’elle devait se rendre à Berlin. À l’embarquement de son vol à Orly, la compagnie aérienne Transavia a refusé d’embarquer son instrument en cabine alors qu’elle dit avoir respecté la procédure de réservation.

Soliste réputée, habituée à jouer sous la direction des plus grands chefs d’orchestre tels que Daniel Barenboim ou Sir Simon Rattle et dans les plus grandes salles du monde, la violoncelliste Astrig Siranossian a l’habitude de parcourir la planète sans rencontrer de soucis pour transporter son instrument.

Mais en début de semaine, alors qu’elle devait embarquer à Orly pour se rendre à Berlin, le personnel du vol de la compagnie Tansavia sur lequel elle devait voyager lui a refusé l’accès de son violoncelle en cabine alors qu’elle avait, conformément aux exigences de la compagnie, réservé et payer un siège supplémentaire pour y installer son instrument.

La taille des instruments acceptés en cabine a été notablement réduite

Il semblerait que, récemment, la compagnie aérienne en question, a modifié la taille des instruments encombrants acceptés en cabine, à condition de réserver un siège supplémentaire. Sur le site de Transavia, il est en effet indiqué que les dimensions de ces instruments ne doivent pas dépasser 110 x 44 x 55 cm. Or, selon Astrig Siranossian : « Les tailles des extrasièges sont désormais modifiées à 75 x 55 x 45 cm, ce qui rend évidemment impossible l’accès à un violoncelle ».

La musicienne explique, sur ses réseaux sociaux, qu’on lui a alors proposé de transporter son violoncelle, un précieux Gennaro Gagliano de 1756, en soute. Ce qu’elle a refusé, arguant que « ce qui n’est évidemment pas une option envisageable et cela pour n’importe quel instrument, compte tenu des risques très élevés et une non prise en charge des assurances dans une telle situation ».

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Heureusement la mésaventure de la musicienne s’est bien terminée puisqu’elle a pu embarquer avec son instrument « grâce à une équipe de mélomanes bienveillants ». En conclusion de son message, Astrig Siranossian espère que les dimensions des sièges supplémentaires seront revues à la hausse mais déconseille néanmoins à ses collègues violoncellistes « de voyager sur cette compagnie ».

Philippe Gault

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