Restrictions financières, réorganisation des services administratifs et de la direction, gouvernance contestée… L’Opéra National de Bordeaux est à nouveau plongé dans la crise. Au point qu’une cellule psychologique d’écoute a été mise en place et qu’un administrateur envisage de faire un signalement à la justice.
Deux ans après les remous provoqués par le départ de Marc Minkowski, à qui a succédé Emmanuel Hondré à la tête de l’Opéra National de Bordeaux (ONB), l’institution girondine est à nouveau confrontée à de nouvelles tensions internes.
Au cœur du malaise, la réorganisation de la maison due, en grande partie, à des restrictions budgétaires conséquentes. Selon Le Figaro, sur les 35 millions d’euros de budget dont dispose l’ONB, 21 millions disparaissent en frais de fonctionnement, masse salariale incluse. L’autre point noir concerne la gouvernance de l’institution, avec la réorganisation des services administratifs.
Une alerte de la médecine du travail
Le Figaro évoque une « absence de management à tous les niveaux et des prises de décisions intempestives », qui se serait traduite, notamment, par la suppression du poste d’administrateur, le non-pourvoi d’autres postes de direction et par un turnover inquiétant dans certains services comme, par exemple, celui des ressources humaines.
Le malaise en interne est tellement profond qu’un protocole d’écoute dans une « démarche d’analyse et de réduction des risques psycho sociaux », a été mis en place mi-novembre suite à une alerte de la médecine du travail. Parmi les cadres, neuf ont soit quitté leur poste, préparent leur départ ou sont en arrêt maladie, selon une source proche du dossier citée par le quotidien.
A lire aussi
Par ailleurs, Sud-Ouest indique que Fabien Robert, ancien adjoint à la Culture de la Ville de Bordeaux et ancien vice-président de l’Opéra, qui siège toujours au conseil d’administration, a l’intention de faire un signalement à la justice.
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique