En Suisse, une des meilleures violoncellistes du pays se lance en politique

La violoncelliste Estelle Revaz a décidé de poser son archet pour défendre ses idées. La jeune Valaisanne est candidate pour le Parti socialiste à l’élection au Conseil national qui se déroulera fin octobre dans le canton de Genève.

La carrière d’Estelle Revaz pourrait bien prendre un virage déterminant ce 22 octobre. Candidate pour le Parti Socialiste à l’élection du Conseil national dans le canton de Genève, la violoncelliste suisse, si elle est élue, devra alors aménager son emploi du temps entre les concerts et les activités parlementaires que lui confèrera son mandat de 4 ans.

Dans un livre, La Satimbanque, paru mi-septembre aux éditions Slatkine, Estelle Revaz revient longuement sur sa carrière de musicienne et aborde également les raisons de son engagement politique. Au site romand Fémina, la jeune femme a détaillé plusieurs épisodes-clés qu’elle relate dans son ouvrage.

« La politique, c’est de la musique »

Née le 1 juillet 1989 à Martigny, dans le Valais, Estelle Revaz est la fille d’une chanteuse lyrique et d’un chercheur en littérature. Après avoir étudié la musique au Conservatoire de Sion, elle intègre le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.

Un passage au CNSMDP dont elle ne garde pas que de bons souvenirs. Notamment des méthodes d’un de ses professeurs qui, selon son récit, « lui a ordonné de jouer après lui avoir demandé de plonger ses mains de longues minutes dans l’eau glacée, soi-disant pour l’aider à combattre les effets du stress avant les représentations ».

Son engagement politique remonte à la crise sanitaire due à la pandémie pendant laquelle elle s’est investie à Berne pour défendre la cause de ses pairs. «Jamais je n’aurais imaginé pouvoir mettre mes qualités d’artiste au service de la politique »,   explique-t-elle à Fémina.

Estelle Revaz révèle dans un livre avoir subi un viol

« Ce qui m’a énormément aidée, c’est justement mon expérience artistique, cette sensibilité qu’on développe depuis qu’on est enfant, d’arriver à jouer à plusieurs, à faire résonner en harmonie des visions du monde différentes (…) La politique, c’est de la musique ».

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Par la suite, en 2021 et 2022, lors de la révision de la loi pénalisant les violences sexuelles, elle s’engage en faveur du programme défendu par la gauche et les associations d’aide aux victimes. Une cause qui lui tient particulièrement à cœur au point qu’elle révèle dans son livre avoir subi un viol, adolescente, alors qu’elle était étudiante à Paris.

Philippe Gault

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