En quelques années Nathalie Stutzmann s’est imposée comme l’une des meilleures cheffes d’orchestre. Elle a dirigé à Bayreuth cet été et au Met la saison dernière.
Les 18 et 19 octobre elle était à la tête de l’Orchestre de Paris à la Philharmonie de Paris. Trois œuvres étaient au programme.
Tout d’abord l’Ouverture sur des thèmes juifs de Prokofiev. Cette œuvre, qui faisait à l’occasion de ces deux concerts sont entrée au répertoire de l’Orchestre de Paris, est à l’origine une pièce de musique de chambre créée à New-York en 1920 que Prokofiev a ensuite orchestrée en 1935.
Sheku Kanneh-Mason joue le Concerto pour violoncelle n°1 de Chostakovitch
Elle était suivie du Concerto pour violoncelle n°1 de Chostakovitch joué par le jeune violoncelliste britannique Sheku Kanneh-Mason. Considéré comme l’un des concertos les plus difficiles du répertoire, il a été composé en 1959 alors que l’URSS était en pleine déstalinisation. Il est dédié à Rostropovitch qui l’a d’ailleurs créé à Saint-Pétersbourg.
Dernière œuvre au programme, la Symphonie n°6 « Pastorale » de Beethoven. Créée au cours d’un concert fleuve en 1808 à Vienne en même temps que la Symphonie n°5, il s’agit plus radieuse des symphonies de Beethoven. Cette soirée sera présentée par Laure Mézan.