Philharmonie de Paris : La CGT-Spectacle exige un avertissement au public pour la venue du Philharmonique d’Israël

Crédit : Israel Philharmonic Orchestra

Dans un communiqué, la CGT-Spectacle exige que la Philharmonie de Paris avertisse le public à l’occasion d’un concert de l’Orchestre Philharmonique d’Israël le 6 novembre. Le syndicat estime que le choix de cette programmation « peut avoir des implications politiques et diplomatiques importantes ».

Malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre à Gaza, la polémique perdure autour des représentations d’artistes ou de formations israéliennes en Europe. Après des incidents en Grande Bretagne et, surtout, un mois et demi après la controverse qu’avait soulevée l’annulation du concert que devait donner en Belgique l’Orchestre Philharmonique de Munich, dirigé par le chef d’orchestre israélien Lahav Shani, c’est désormais en France que le débat s’exporte.

Cette fois-ci, c’est la CGT-Spectacle qui monte au créneau pour exiger, dans un communiqué publié le 29 octobre, que la Philharmonie de Paris avertisse le public à l’occasion du concert de l’Orchestre Philharmonique d’Israël programmé le jeudi 6 novembre. Au programme de ce concert : le Concerto pour piano n° 5 de Ludwig van Beethoven avec Sir András Schiff au piano et la Symphonie n° 5 de Piotr Ilitch Tchaïkovski que dirigera… Lahav Shani, directeur musical de l’orchestre israélien.

Une pétition « contre le boycott des artistes israéliens » a recueilli près de 19.000 signatures

Dans son communiqué, la CGT-Spectacle estime que ce concert est « compris comme une entreprise de normalisation de l’État d’Israël alors même qu’il est responsable d’un génocide (sic) contre le peuple palestinien » et précise que « la liberté de création et la liberté de diffusion ne peut signifier que les programmateurs, d’autant plus dans des structures de service public comme la Philharmonie, n’ont pas d’obligations vis-à-vis du public lorsque leurs choix peuvent avoir des implications politiques et diplomatiques importantes ».

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Dans un communiqué, la Philharmonie de Paris rappelle que, en tant qu’établissement public, l’institution a pour mission « d’accueillir de façon ouverte les artistes et les formations du monde, sans considérations de nationalité, d’orientation politique ou de religion » et qu’elle « a accueilli et accueillera encore aussi bien des artistes israéliens que palestiniens ».

Par ailleurs, une pétition en ligne, lancée par des musiciens, des professionnels du spectacle et des mélomanes, « Contre le boycott des artistes israéliens » et appelant au maintien de ce concert « sans réserve »  a déjà recueilli, en quelques jours, près de 19.000 signatures

Philippe Gault

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