L’Orchestre national d’Ile-de-France était à la Philharmonie de Paris le 25 mars dernier pour un concert dirigé par Case Scaglione.
Au programme le célèbre Concerto pour piano n°23 de Mozart. Il doit une partie de sa notoriété à son adagio, l’un des mouvements lents les plus émouvants et les plus poignants que Mozart ait écrit. Il était interprété par le jeune pianiste italien Federico Colli.
La seconde œuvre au programme est la Symphonie n°5 de Chostakovitch. Créée avec succès en 1937 à Léningrad, elle fait suite à l’opéra Lady Macbeth du district de Mtsensk que Staline avait fait censurer l’année précédente.
Une œuvre controversée
La Symphonie n°5 est sous-titrée « Réponse d’un artiste soviétique à une juste critique. » Chostakovitch a lui-même expliqué qu’il avait fait « un effort en direction de l’intelligibilité et de la simplicité ».
Même si l’œuvre a été saluée par le régime stalinien, elle montre dans les contrastes brutaux qui la parcourent, la tragédie et l’angoisse du compositeur. On peut y voir aussi une critique ironique de l’esthétique musicale alors prônée par les autorités soviétiques.
Ce concert sera présenté par Laure Mézan.
Jean-Michel Dhuez
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