Benjamin Bernheim a réalisé une prestation très remarquée lors de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris. Le ténor franco-suisse y a chanté l’Hymne à Apollon accompagné par un pianiste suspendu au-dessus du Stade de France.
Le classique a été à l’honneur de la soirée de clôture des Jeux Olympiques de Paris. À commencer par l’orchestre Divertimento de Zahia Ziouani qui a accompagné toute la cérémonie. Outre la prestation des artistes de la French Touch : Air, Phoenix, DJ Kavinsky et Angèle, l’autre moment musical fort aura été l’interprétation par Benjamin Bernheim, accompagné par Alain Roche et son piano suspendu, de l’Hymne à Apollon dans la version de Gabriel Fauré.
Pour venir répéter et préparer sa prestation, le chanteur franco-suisse a pu bénéficier d’un bon de sortie de la part des responsables du festival de Salzbourg où il a été remplacé samedi soir par le jeune ténor français Léo Vermot-Desroches dans Les Contes d’Hoffmann de Jacques Offenbach que Benjamin Bernheim chantera jusqu’au 30 août, sous la direction de Marc Minkowski.
Thomas Jolly avait mis en scène Benjamin Bernheim en 2023 dans Roméo et Juliette de Gounod
La présence de Benjamin Bernheim à cette cérémonie n’est pas surprenante. D’abord parce que le chanteur de 39 ans est un passionné de sport qui a toujours considéré le chant lyrique comme une discipline sportive de haut niveau et les athlètes comme des artistes. Mais aussi parce qu’il connaît bien Thomas Jolly, le grand ordonnateur des cérémonies olympiques parisiennes, qui l’avait mis en scène en juin/juillet 2023 à l’Opéra Bastille dans Roméo et Juliette de Charles Gounod.
A lire aussi
Restait le choix du morceau qu’ont interprété Benjamin Bernheim et le pianiste suisse “perché“ Alain Roche. Ce choix s’est logiquement porté sur l’Hymne à Apollon, un chant issu des Hymnes delphiques, interprétés à Delphes plus d’un siècle avant notre ère mais harmonisé par Gabriel Fauré au début des années 1890. Le compositeur français, dont on célèbre cette année le centième anniversaire de la mort, tient une grande place dans le répertoire de Benjamin Bernheim.
Au Stade de France, le morceau a été réorchestré par Victor Le Masne pour laisser plus de place au piano et dans un format plus court. “Il fallait un air qui touche le public populaire, en respectant notre héritage du passé, la Grèce antique et Gabriel Fauré. Le résultat m’a beaucoup plu. C’était un moment magique“, a commenté Benjamin Bernheim.
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique